choix de citations

18 novembre 2015 : un aphorisme mélanésien de l’île de Vanuatu

« Tout homme est tiraillé entre deux besoins : le besoin de la Pirogue, c’est-à-dire du voyage, de l’arrachement à soi-même ; et le besoin de l’Arbre, c’est-à-dire de l’enracinement, de l’identité. Et les hommes errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l’un, tantôt à l’autre. Jusqu’au jour où ils comprennent que c’est avec l’Arbre qu’on fabrique la Pirogue. »

13 novembre 2014 : une grande dame de la littérature SF « made in USA »

« La croyance est la blessure que le savoir détruit. »
Ursula K. Le Guin

4 décembre 2011 : croire en l’avenir

« Ceux qui se sont sagement limités à ce qui leur paraissait possible n’ont jamais avancé d’un seul pas. »
Michel Bakounine

7 mai 2011 : portrait de l’anarchiste

«  (…) Par définition même, l’anarchiste est l’homme libre, celui qui n’a point de maître. Les idées qu’il professe sont bien siennes par le raisonnement. Sa volonté, née de la compréhension des choses, se concentre vers un but clairement défini ; ses actes sont la réalisation directe de son dessein personnel. A côté de tous ceux qui répètent dévotement les paroles d’autrui ou les redites traditionnelles, qui assouplissent leur être au caprice d’un individu puissant, ou, ce qui est plus grave encore, aux oscillations de la foule, lui seul est un homme, lui seul a conscience de sa valeur en face de toutes ces choses molles et sans consistance qui n’osent pas vivre de leur propre vie (…) »
Elisée RECLUS

2 janvier 2011 : un avenir souriant

« Le feu prit un jour dans les coulisses d’un théâtre. Le bouffon vint en avertir le public. On crut à un mot plaisant et on l’applaudit : il répéta, les applaudissements redoublèrent. C’est ainsi, je pense, que le monde périra dans l’allégresse générale des gens spirituels persuadés qu’il s’agit d’une plaisanterie. »
KIERKEGAARD

24 novembre 2010 : le formatage des esprits

« Si l’on veut transformer les gens en consommateurs décervelés pour qu’ils ne gênent pas le travail quand on réorganise le monde, on doit les harceler depuis leur plus tendre enfance. »
Noam Chomsky (La doctrine des bonnes intentions)

23 février 2010 : garder espoir

« Garder espoir dans les temps difficiles n’est pas seulement follement romantique. C’est basé sur le fait que l’histoire humaine est une histoire non seulement de cruauté, mais aussi de compassion, de sacrifice, de courage et d’amabilité. Ce que nous choisissons de faire ressortir dans cette histoire complexe déterminera nos vies. Si nous ne voyons que le pire, cela détruit notre capacité de faire quoi que ce soit. Si nous nous souvenons de ces temps et lieux – et il y en a tant – où les gens se sont comportés de manière magnifique, cela nous donne l’énergie d’agir, et au moins, la possibilité de diriger la toupie du monde dans une direction différente. Et si nous agissons vraiment, même de façon modeste, nous n’avons pas à attendre un quelconque grand futur utopique. Le futur est une succession infinie de présents, et vivre maintenant de la manière dont nous pensons que les êtres humains doivent vivre, au mépris de tout ce qui est mauvais autour de nous, est en soi une merveilleuse victoire. »
Howard Zinn

24 novembre 2009 : à l’attention des idéologues véreux qui nous gouvernent

« L’histoire d’aujourd’hui nous force à dire que la révolte est l’une des dimensions essentielles de l’homme. Elle est notre réalité historique… Dans l’épreuve quotidienne qui est la nôtre, la révolte joue le même rôle que le cogito dans l’ordre de la pensée : elle est la première évidence. Mais cette évidence tire l’individu de la solitude. Je me révolte, donc nous sommes. »
Albert Camus

18 novembre 2009 : le couvercle devient pesant sur la marmite sociale

« Quand viendra donc le grand coup de balai ? Oui, foutre quand viendra-t-il ? C’est l’interrogation que se posent les bons bougres. Et mille marmites, les événements se poussent tellement au cul les uns les autres, que ça pourrait bien ne pas moisir. Tant mieux ! Ce ne serait pas du luxe. Les bafouilleurs de la haute jacassent d’assainissement et de tout à l’égout.  »
Emile Pouget

12 octobre 2009 : à propos du terrorisme et de ceux qui le fabriquent

« Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique. »
Guy Debord

25 juin 2009 : à propos de patrie, de pays, de nationalité

« Où donc est ma patrie ? Ma patrie est où je suis, où personne ne me dérange, où personne ne me demande qui je suis, d’où je viens et ce que je fais. »
B. Traven

22 juin 2009 : les citations se relâchent, trop de travail dans tous les domaines

« Qui veut faire quelque chose trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse. » [et pan, celle-là je vais la méditer deux fois]
proverbe arabe

15 avril 2009 : cette « sitachion » là je l’emprunte au blog « Alexandre Jacob; l’honnête cambrioleur »

« Comme Darwin, je crois descendre du singe et non du chien. Or on n’a jamais vu un singe lécher la main qui le frappe ou qui va le frapper. »
Alexandre Jacob (cambrioleur)

 

11 mars 2009 : la page se réveille avec une citation qui prolonge la précédente

« Il faut garder en mémoire nos rêves, avec la rigueur du marin qui garde l’oeil rivé sur les étoiles. Ensuite, il faut consacrer chaque heure de sa vie à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour s’en rapprocher, car rien n’est pire que la résignation. »
Gilbert Sinoué (écrivain)

11 novembre : à bas le président… oui mais lequel ?

« Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.
L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé « .
Victor HUGO, dans « Napoléon, le petit » (Réédité chez Actes Sud)

6 novembre : vive les chefs

« Ne deviens jamais contremaître ; ils se disent « contre », mais en fait ils sont « pour » ! »
Frédéric H. Fjardie (via mon copain Gégé)

10 octobre : les gros plument les petits ; quelques gros ne dégainent pas assez vite !

« Le jour où le populo ne sera plus emmiellé, c’est le jour où les patrons, gouvernants, ratichons, jugeurs et autres sangsues téteront les pissenlits par la racine. Et, en ce jour-là, le soleil luira pour tous et pour tous la table sera mise. Mais, mille marmites, ça ne viendra pas tout de go! Pour lors, si nous tenons à ce que la Sociale nous fasse risette, il faut faire nos affaires nous-mêmes et ne compter que sur notre poigne. »
Emile Pouget dans le Père peinard du 14 janvier 1900

3 septembre : l’été se termine, Là-bas si j’y suis reprend !

« La banalisation de l’antisémitisme est un crime contre la mémoire des victimes. A voir des antisémites partout, on en voit nulle part. La banalisation de l’antisémitisme détourne et rend impossible la vraie lutte contre l’antisémitisme et le racisme. Ce détournement doit être combattu partout et par tous, au grand jour. »
Daniel Mermet

30 août : la trève estivale est terminée : les sitachions reprennent !

« La guerre de 14-18 avait fait un civil tué pour dix militaires. La guerre de 39-40, un civil pour un militaire. Le Viêt Nam, cent civils pour un militaire. Pour la prochaine, les militaires seront les seuls survivants. Engagez-vous ! ».
Coluche

17 juin : dépenses militaires croissantes

« …La guerre serait un bienfait si elle ne tuait que les professionnels. »
Jacques Prévert

16 avril : Kurdes, Tibétains, Mapuches, Inuits… La quête de l’identité culturelle

« …La recherche de l’identité culturelle – qui est aujourd’hui la grande préoccupation des minorités et des anciens peuples colonisés – n’est pas du tout une recherche archaïque. Il n’y a rien d’archaïque dans le fait de vouloir comprendre qui l’ on est. Il s’agit d’un problème qui, de tout temps, fut d’actualité. En revanche, je crois que la rencontre, la solidarité, l’alliance ou l’union des peuples, ou des nations, ou des états, ou des communautés, quelles qu’elles soient, ne peut se réaliser sans le respect de leurs particularités respectives et non par le nivellement. On ne peut augmenter sa puissance en renonçant à sa personnalité. Le fait de connaître ses racines, qu’il s’agisse d’un individu ou d’un groupe, ne veut pas dire que l’on recule, que l’on s’éloigne du présent, cela veut dire au contraire – pour rester dans la métaphore botanique – savoir quelles feuilles pousseront sur les branches. »
Jacques Lacarrière (© Association Chemins Faisant)

10 avril : les émeutes de la faim se multiplient

« Tout le monde connaît les chiffres de l’horreur. Trente-six millions d’êtres humains sont morts de la faim ou de ses suites immédiates (maladies de carence, kwashiorkor, etc.) en l’an 2000. Pourtant, en l’état actuel des forces de production agricoles, la planète pourrait nourrir sans problème douze milliards d’êtres humains. Or, nous ne sommes que la moitié de ce nombre… Nourrir sans problème signifie donner à chaque personne, chaque jour, une nourriture équivalente à 2 700 calories.
Les hécatombes de la faim ne relèvent donc pas d’une quelconque fatalité, mais d’un véritable génocide. Josué de Castro écrivait déjà, il y a un demi-siècle : « Quiconque a de l’argent mange. Qui n’en a pas meurt ou devient invalide (1). » Pour chaque victime de la faim, il existe un assassin. » Jean Ziegler

20 mars : que penser de l’étrange lucarne ?

«Une société qui invente le jardin zoologique est une société prête pour la télévision. Dès qu’on pense qu’il est intéressant de regarder des animaux hors de leur contexte naturel, il devient pensable de contempler le monde entier depuis son salon.» Bernard Arcand

17 mars : une réflexion importante sur la vieillesse dans le monde de Mme Parisot

«Si nous nous obstinons à concevoir notre monde en termes utilitaires, des masses de gens en seront constamment réduites à devenir superflues.» Hannah Arendt

13 mars : « dieu est amour » dans toutes les religions (pour décomplexer les militaires israéliens et autres)

«La profession militaire est belle, honnête et agréable à dieu. Si dieu, par une prescription spéciale, ordonne de tuer, l’homicide devient une vertu.» Saint Augustin

11 mars : on a voté Dimanche (merci à Altermonde de m’avoir remis cette phrase en tête)

«L’adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote.» Pierre Desproges

27 février : un poème de Guillaume de Machaut (1300-1377) en relation avec la page musicale d’aujourd’hui

«A la Musique
Et Musique est une Science
Qui veut qu’on rie et chante et danse
Cure n’a de mélancolie…
Partout où elle est, joie y porte,
Les déconfortés reconforte,
Et ce n’est pas seulement de l’ouïr
Fait-elle les gens réjouir.
Qui de Sentement ne fait,
Son dit et son chant contrefait. »

21 février : les élections municipales se préparent dans la fièvre générale

«Contrairement à ce qui se dit ici ou là, les anarchistes sont extrêmement respectueux du droit de vote et des élections.
Tellement, qu’ils ne cessent de se battre pour que ce droit puisse s’exercer dans tous les domaines de la vie, dans les entreprises, dans les quartiers, à l’école et jusque dans les derniers recoins de la sphère du privé.
Tellement, qu’ils ne cessent de se bagarrer pour que ce droit ait les moyens économiques, financiers et politiques de s’exercer pleinement et égalitairement.
Tellement, qu’ils ne cessent de clamer sur tous les toits que ce droit n’a de sens que s’il s’accompagne d’un mandatement précis et d’un contrôle permanent pouvent déboucher sur une révocabilité à tout moment.
Tellement, qu’ils veulent remettre le système sur ses pieds en renversant le rapport de force entre les mandants et le mandataire par l’introduction du mandat impératif et de la révocabilité des élus…
Pour toutes ces raisons, et pour bien d’autres, les anarchistes se refusent à cautionner cette caricature que sont les élections au royaume de la « démocratie » parlementaire.
Pour toutes ces raisons, et pour bien d’autres encore, ils ne se présentent pas à ces pseudo-élections et vous invitent régulièrement à les boycotter.
Pour toutes ces raisons… ils ont la faiblesse de croire que le plus court chemin menant à un droit de vote digne de ce nom et à des élections qui ne soient pas des pièges à cons, consiste aujourd’hui à agir plutôt qu’à élire.
(texte paru sur « Alternative Libertaire » en Belgique).

5 février : l’hommage à Pierre Fournier continue (voir album photo) !

«Encore un des lieux communs de l’époque, qu’il faille connaître un sujet à fond pour avoir le droit d’en causer. Comme on ne peut pas tout connaître, on n’a finalement pas d’autre droit que de fermer sa gueule, et de subir. Dans une société hiérarchisée par la technique, où chacun se fait baiser par plus spécialiste que lui, je suis justement un mec payé pour ne pas se laisser impressionner, pour pas jouer le jeu, pour l’ouvrir même quand il est « pas sûr »»
extrait de « Y’en a plus pour longtemps » (1975)

24 janvier : petit retour à Thoreau après avoir vu « into the wild »

« Ni la contrainte, ni la sévérité, ne vous ouvriront l’accès de la vraie sagesse, mais bien l’abandon et une joie enfantine. Quoi que ce soit que vous vouliez apprendre, abordez-le avec gaieté. »
Henry David Thoreau (journal 1906)

19 janvier : je crois que celle-ci est une création personnelle

« Je suis un humaniste en pointillé : je crois en l’homme, mais pas tout le temps ; parfois la femme m’inspire plus confiance, parfois ni l’un ni l’autre. »
(extrait de « méditation dans ma baignoire », ouvrage qui sera sans doute publié à titre posthume !)

15 janvier : quand je repense à mon métier

« L’éducation est une chose admirable. Mais il est bon de savoir que rien de ce qui mérite d’être su ne peut s’enseigner. »
Oscar WILDE

9 janvier : bientôt les Municipales

« Quand un électeur entre dans l’isoloir, il me fait penser à un crocodile qui entre dans une maroquinerie. »
Coluche

5 janvier : en rapport avec le prix actuel du barril de pétrole

« Toute personne croyant qu’une croissance exponentielle peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »
Kenneth Boulding

4 janvier : la première de 2008

« La religion existe depuis que le premier hypocrite a rencontré le premier imbécile. »
Voltaire

30 décembre : la dernière de l’année

« Il ne faut pas désespérer des Imbéciles, avec un peu d’entrainement on peut en faire des militaires.
Et une autre sans supplément :
« Dieu a dit : « tu aimeras ton prochain comme toi-même », c’est vrai. Mais Dieu ou pas, j’ai horreur qu’on me tutoie, et puis je préfère moi-même, c’est pas de ma faute. »

Les deux sont de Pierre Desproges bien évidemment !

18 décembre : Noël approche

« On peut affirmer que la Terre produit assez pour tout le monde et que chacun peut manger à sa faim. Ce n’est pas le sol qui n’a jamais refusé la nourriture à l’homme ; c’est l’appropriation capitaliste des terres cultivables qui empêche l’homme de s’en servir. »
Elisée Reclus

13 décembre : retour aux valeurs de base !

« Je suis un amant fanatique de la liberté, la considérant comme l’unique milieu au sein duquel puissent se développer et grandir l’intelligence, la dignité et le bonheur des hommes; non de cette liberté toute formelle, octroyée, mesurée et règlementée par l’Etat, mensonge éternel et qui en réalité ne représente jamais rien que le privilège de quelques uns fondé sur l’esclavage de tout le monde; non de cette liberté individualiste, égoïste, mesquine et fictive, prônée par l’école de J.J. Rousseau, ainsi que par toutes les autres écoles du libéralisme bourgeois, et qui considère le soi-disant droit de tout le monde, représenté par l’Etat, comme la limite du droit de chacun, ce qui aboutit nécessairement et toujours à la réduction du droit de chacun à zéro.
Non, j’entends la seule liberté qui soit vraiment digne de ce nom, la liberté qui consiste dans le plein développement de toutes les puissances matérielles, intellectuelles et morales qui se trouvent à l’état de facultés latentes en chacun; la liberté qui ne reconnaît d’autres restrictions que celles qui nous sont tracées par les lois de notre propre nature; de sorte qu’à proprement parler, il n’y a pas de restrictions, puisque ces lois ne nous sont pas imposées par quelque législateur du dehors, résidant soit à côté, soit en dessous de nous; elles nous sont immanentes, inhérentes, constituent la base même de tout notre être, tant matériel qu’intellectuel et moral; au lieu donc de trouver en elles une limite, nous devons les considérer comme les conditions réelles et comme la raison effective de notre liberté… »
Michel Bakounine

8 décembre : après la tournée des Ursulines

« Mon oncle Benjamin n’était pas ce que vous appelez trivialement un ivrogne, gardez-vous de le croire. C’était un épicurien qui poussait la philosophie jusqu’à l’ivresse, et voilà tout. Il avait un estomac plein d’élévation et de noblesse. Il aimait le vin, non pour lui-même, mais pour cette folie de quelques heures qu’il procure, folie qui déraisonne chez l’homme d’esprit d’une manière si naïve, si piquante, si originale, qu’on voudrait toujours raisonner ainsi.
S’il avait pu s’enivrer en lisant la messe, il eût lu la messe tous les jours. Mon oncle Benjamin avait des principes : il prétendait qu’un homme à jeun était un homme encore endormi ; que l’ivresse eût été l’un des plus grands bienfaits du créateur, si elle n’eût fait mal à la tête, et que la seule chose qui donnât à l’homme la supériorité sur la brute, c’était la faculté de s’enivrer… »
Claude Tillier, Mon oncle Benjamin

7 décembre : hautement politique

« Le libéralisme, c’est une doctrine qui pose en priorité que, dans un poulailler, les poulets sont totalement libres… tout comme le renard. »
Joao Mellao Neto

5 décembre : après avoir fait les comptes

« Je vis tellement au dessus de mes revenus, qu’en vérité, nous menons, eux et moi, une existence entièrement séparée. »
Oscar Wilde

3 décembre : une citation longue pour compenser le fait qu’il n’y en a pas tous les jours

« Il y a dans la vie, deux sortes d’individus : ceux qui font encore des expériences et ceux qui n’en font plus. Ils n’en font plus parce qu’ils se sont assis au bord de la mare à l’eau dormante, dont la mousse a effacé jusqu’à la limpidité… Ils se sont appliqués à définir les règles de l’eau morte et ils jugent désordonnée, incongrue et prétentieuse, l’impétuosité du torrent troublant l’eau de la mare, ou le vent qui balaie en un instant sur les bords les mousses stagnantes… Ils ne font plus d’expériences parce que leurs jambes lasses ont perdu jusqu’au souvenir de la montagne…
Ils ne font plus d’expériences. Alors ils voudraient arrêter la marche de ceux qui risquent de les dépasser et de les surclasser.. Ils essaient de retenir les inquiets et les insatisfaits qui grondent avec le torrent ou qui partent, par des voies inexplorées, à l’assaut des pics inaccessibles. Ils codifient sur leurs grimoires les lois de la mare morte ou de la plaine marquetée, et ils condamnent d’avance, au nom d’une science dont ils se font les grands maîtres, toutes les expériences qui visent à sonder ce qui reste encore d’inconnu, à découvrir des voies hors des routes traditionnelles, et à tenter chaque jour l’impossible parce que c’est cet incessant assaut de l’homme contre l’impossible et l’inconnu qui est la raison vivante de la science. »
Célestin Freinet «Les Dits de Mathieu» T.II page 182

28 novembre : inspiré par certains projets d’écriture de l’auteur de ce blog

« Père Ubu : nous allons prendre conseil de notre conscience. Elle est là, dans cette valise, toute couverte de toiles d’araignée. On voit bien qu’elle ne sert pas souvent. » (A. Jarry)

27 novembre : inspiré par l’actualité de ces derniers jours

« La tolérance, c’est quand on connaît des cons et qu’on ne dit pas leur nom. »
« J’ai pardonné à ceux qui m’ont offensé, mais j’ai la liste. »

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