18 mars 2009

Eh bien le printemps arrive !

Posté par Paul dans la catégorie : Feuilles vertes; Notre nature à nous .

Prolongement incontournable à la chronique du 6 mars, « Alors le printemps ça vient ?« , puisqu’il faut éviter de laisser les questions sans réponse…

primeveres-et-violettes Une jolie succession de journées ensoleillées comme on n’en avait pas vu depuis longtemps. Au point que je me suis réveillé à deux heures du matin pour voir si le soleil ne brillait pas encore un peu et s’il n’était pas l’heure d’aller faire un tour au potager ! En tout cas, mes pronostics se sont réalisés. Il faut tout faire en même temps et on n’y arrive, bien entendu, absolument pas : finir de rentrer le bois, planter de nouveaux arbres et arbustes, tailler les haies, la vigne, les rosiers, les poils du chat, les moustaches du pharmacien. Mais, grâce à un programme de journée délirant, les vingt stères de bois requis pour un prochain hiver sont alignés comme les grognards de Napoléon, les semis en godets se rangent sous la serre, les oignons et les graines de petits pois sont en terre… C’est la taille qui est en retard : je ne suis encore intervenu que sur les fruitiers. Il me reste les rosiers, les arbustes à floraison estivale, les framboisiers, la vigne… Le sécateur va chauffer. Comme prévu également, j’ai le cerveau qui fourmille d’idées toutes plus loufoques les unes les autres. Bien entendu, ce ne sont que des projets qui demandent du travail, encore du travail, rien que du travail…

magnolia-stellata Je ne veux pas passer mon temps à courir sans avoir le temps d’admirer les étoiles du magnolia qui commencent à s’ouvrir… Que de délicatesse et de discrétion dans cette opération : la coque verte du bouton s’entrouvre et un premier pétale blanc jaillit, tout frémissant dans la fraicheur du matin. Tout se passe comme si la fleur envoyait un éclaireur ; un courageux gaillard chargé de répondre à cette angoissante question : oui, non, aujourd’hui, demain ? Les fleurs jaunes du cornouiller mâle ne se sont pas autant posé de questions : elles se sont ouvertes, d’un coup et resplendissent dans la lumière, comme autant de petits soleils au bout des branches. Juste à côté, un érable du père David s’est couvert de petits pompons rouges, discrets, rappelant un peu les fleurs femelles des noisetiers, mais en plus gros. C’est le seul érable, parmi ceux que nous possédons, dont la floraison est vraiment visible. Quant aux spirées, il faut pratiquement la loupe pour en voir les fleurs (photo 3). Au sol, les perce-neige commencent à faner, mais les jonquilles et les bruyères sont là pour leur succéder. Elles attirent d’autant plus le regard que peu de plantes sauvages ont encore fleuri dans le pré.

img_1694 J’ai fait la vidange de ma brouette, sorti la pelle, la bêche, la pioche et je me suis lancé dans les plantations. J’ai d’abord installé quelques nouveaux arbres, mais pas beaucoup, car nous n’avons plus tellement de place pour des « géants ». L’arboretum s’est quand même enrichi de quelques cormiers, d’une cépée de bouleaux à papier, d’un érable japonais et d’un érable griseum (érable à écorce de papier, lui ausi…My god, que de papiers à ramasser dans quelques années !). Côté arbustes, il a fallu et il faut encore faire pas mal de trous : guère de nouveautés mais des valeurs sûres qui ont fait leurs preuves dans notre terre lourde et fertile. Les haies intérieures, séparant les différentes zones du parc, ont été complétées par une fournée d’amélanchiers (je rêve d’avance des pots de confiture que nous allons faire), quelques deutzias, fusains, cornouillers, noisetiers… Rien que du classique… Il y a un bel arbuste que j’avais planté dans une haie et dont j’ai décidé d’installer un deuxième spécimen, isolé, afin de bien le mettre en valeur. il s’agit d’un viburnum plicatum (famille des viornes) dont le port étagé est magnifique et la floraison superbe également. Un prunus au feuillage pourpre a bénéficié du même traitement de faveur. Ce que je veux, c’est créer des coins et des recoins, des abris à cabanes, des cachettes. J’y arrive peu à peu : mon terrain plat ressemble de moins en moins à « un terrain de foot », comme disaient les copains au début. Certaines de nos plantations commencent à avoir belle allure et à offrir un ombrage consistant.

Bien entendu, ce n’est pas aujourd’hui que je vais vous écrire une chronique « fleuve » sur le jardin… J’attendrai les prochains jours de pluie pour cela. Les salades ont soif sous la serre et plusieurs paquets de graines ont sauté tout seul dans ma poche. Un petit air d’accordéon et au boulot ! Rassurez-vous, je ne vous oublie pas…

4 Comments so far...

zoë lucider Says:

18 mars 2009 at 12:02.

Ouf, vous revenez à des propos qui conviennent mieux à une personne de ma condition. Je n’aurais jamais pu supporter la torture, je n’arrive pas même à tuer un poulet comme je l’ai avoué chez Clopine, heureusement vous avez fait le nécessaire pour m’éviter ces vicissitudes.
Alors aujourd’hui je suis de tout corps avec vous. J’ai quitté le jardin ce matin sous un soleil éblouissant pour aller au charbon (je ne fais pas partie de ces privilégiés qui ont enfin été lâchés par le tripalium) avec un immense regret. J’aurai préféré manier le sécateur (les ronces et les viornes sont déjà vigoureuses. Je leur réserve un endroit mais au-delà je sectionne et là, pas de pitié. Et il y a tant à faire, car comme vous je me suis mise à coloniser une parcelle (7000m2) où vivaient en toute tranquillité orties, chardons, pissenlits etc (toutes espèces respectables mais peu respectueuses des autres). Pas de potager à part des pommes de terre, plus tard quand nous pourrons assurer la régularité, pour l’instant l’AMAP nous convient. Enfin, bon, de tout coeur/corps. Bon courage. Echange confitures par internet ça se fait ?

fred Says:

20 mars 2009 at 11:29.

c’est bien beau de vouloir créer des coins et des recoins dans ton jardin, mais ça m’inquiète un peu tout de même. Dans le cas de retours nocturnes jusqu’à ma tante, j’ai encore peur de laisser quelques traces de pas suspectes dans tes plantations ! et petite question au passage : y’a toujours des ronces dans ton entrée ?

Paul Says:

20 mars 2009 at 12:52.

Bon… Les ronces, on vient d’en supprimer une bonne vingtaine de mètres de long dans l’une des haies. Mes mains en savent quelque chose : dès que j’appuie un doigt sur le clavier, ça fait mal. Je crois que la tenue idéale pour débroussailler, c’est armure à plaques avec gantelets. Pour les deux ou trois orties qui poussent dans la cour, c’est promis on va agir avec célérité et sévérité.

zoë Says:

20 mars 2009 at 22:11.

Mangez les. je viens de faire une tarte aux orties, c’est un délice (carottes, orties, petits dés de poulet, lait de soja un peu et gruyère enfournez : une pierre deux coups

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