1 avril 2009

Plongée livresque dans la contestation et dans la science-fiction

Posté par Paul dans la catégorie : au jour le jour...; Des livres et moi .

peril-jeune Le lecteur que j’étais ; le lecteur que je suis (2)

Cette chronique fait suite à celle du 14 mars intitulée « lectures d’enfance« . Je ne suis pas un « soixante-huitard attardé » mais un « post soixante-huit tard éveillé ». C’est par ce constat péremptoire que j’ai décidé de commencer la rédaction de la deuxième partie de la biographie de mes lectures. L’année 1969 va marquer un tournant important dans mon mode de réflexion, dans mon mode de fonctionnement et par conséquent dans mes lectures. Cette année-là, je suis fortement impressionné par plusieurs camarades un peu plus âgés, qui vont avoir une très mauvaise saine influence sur moi. Un certain nombre de lycéens décident de créer un « Comité d’Action », comme c’était la mode à l’époque, histoire de mettre un peu d’animation dans un établissement de petite ville dans lequel il ne se passe pas grand chose. Ces dangereux agitateurs, dont j’avoue avoir fait partie (inutile de mettre à jour le fichier, MAM, vous possédez déjà cette information), bénéficient de la complicité active d’un certain nombre de profs en pleine crise d’adolescence. Les copains lisent beaucoup, pendant leurs moments de temps libre, entre deux tracts, un bombage et une manif. J’embraie activement sur leur démarche et je me procure un certain nombre de brûlots en tous genres dans lesquels je me trouve plutôt à l’aise ; je dévore « Liberté » un recueil de texte de Bakounine paru chez JJ Pauvert ;  je mémorise avec assiduité « l’anarchisme » de Daniel Guérin, les œuvres « incomplètes » de Proudhon… Pour quelqu’un dont le seul acte d’insoumission majeur jusque-là a été le refus de tout enseignement religieux quelques années auparavant… le pas franchi est grand. Je ne me souviens pas avoir eu particulièrement de difficultés à remplacer Enid Blyton par Louise Michel. Il faut dire que quelques années s’étaient écoulées quand même et que le programme de « lectures imposées » des cours de français avait sans doute eu le mérite de me dérouiller les neurones à défaut de m’avoir fait aimer les grands classiques de la littérature française.

summerhill Je lisais beaucoup de journaux aussi, de « l’enragé » à « Informations et Réflexions Libertaires » en passant par « Noir et Rouge » (je cite de mémoire, il se peut qu’il y ait quelques approximations). La vie au lycée, entre un morceau de musique des Stones, deux chansons de Polnareff et trois réunions à la Bourse du travail, devenait beaucoup plus attrayante. A la fin de la première, mon orientation a bifurqué : je suis passé de la filière scientifique, qui me fatiguait, à une filière « lettres » beaucoup plus reposante. En terminale, j’ai eu un prof de philo qui a apporté la touche finale à ce portrait de révolutionnaire en herbe. Ce prof, lui, était un vrai soixante-huitard pure souche, nourri au petit lait de la pensée marxiste, un brin léniniste. Ses cours étaient intéressants ; il était ouvert d’esprit et, peu à peu, je m’apercevais que je n’étais pas tout à fait d’accord avec ses choix politiques : les polémiques incessantes que nous avons eues en cours m’ont beaucoup aidé à me « construire » politiquement (si tant est que je le sois, ce dont je doute un peu, en fait !). Un semblant de vocation pour la pédagogie s’est aussi dessiné cette année-là. J’en avais assez des études ; j’avais envie de mettre les mains dans le charbon, mais pas dans n’importe quelles conditions. J’ai commencé à lire « Célestin Freinet », à m’intéresser à Neill et à l’expérience de « Summerhill » et je suis rentré dans l’enseignement primaire en me disant que la réponse à une bonne partie de nos maux se trouvait là : il suffisait de changer la manière rétrograde dont les enfants étaient éduqués. Un coup de butoir dans l’école, deux-trois bonnes grèves et quelques barricades pour assaisonner le tout et le monde vivrait – enfin – libéré de toute oppression… Je reconnais que je caricature un peu mais peut-être pas tant que ça. Pendant mes deux années d’études au couvent (non pardon à l’Ecole Normale), j’ai complété mes lectures politiques et syndicales par d’autres, un peu plus distrayantes quand même. Quelques sinistres braves individus parmi la bande de copains que je fréquentais, s’intéressaient à la Science-Fiction, genre littéraire qui prenait de l’essor en France à cette époque-là, après être resté, pendant bon nombre d’années, enfermé dans un cadre presque exclusivement anglo-saxon. Les années 70 étaient aussi marquées par la naissance de l’écologie politique autour de journaux ou de groupes comme « la gueule ouverte » ou « survivre et vivre » (excellente revue d’écologie, à tendance libertaire, qui m’a beaucoup interpelé). Il faut dire aussi que les manifestations politiques quasi-hebdomadaires commençaient à marquer le pas, malgré le cortège de martyrs « indispensables » dont elles étaient entourées. Puisque la société ne voulait pas évoluer aussi vite qu’on le souhaitait, étant donné que la « prise de conscience des masses » prenait plus de temps que prévu par les gourous pro-chinois, l’idée d’une révolution limitée géographiquement mais immédiate dans le temps commençait à enthousiasmer certains : pas de hiérarchie, un environnement propre et musical, une alimentation saine, vive les communautés.

depossedes-le-guin Cet environnement idéologique imprimait sa marque sur nos lectures. J’ai dévoré un nombre impressionnant d’ouvrages de Science-Fiction. Pas tellement les ouvrages traditionnels dans ce genre, mais plutôt ceux écrits par la « nouvelle vague » qui déferlait sur les étagères des libraires. Il s’agissait d’auteur(e)s déjà en vogue aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, ou d’inconnus qui tentaient de percer en France (Jarry, Pelot, Klein…). Il y a trop de livres pour que je vous parle de tous, mais certains auteurs découverts à ce moment-là ont conservé un grand prestige à mes yeux. C’est surtout sur ceux-là que je veux insister. Je n’étais pas trop branché « guerre dans l’espace » et je me suis très vite désintéressé des pistolets lasers, des méchants martiens et des insectes venimeux de Thésorus III pour me concentrer surtout sur la SF écolo et le médiéval fantastique. J’ai alors découvert un certain nombre de « grandes dames » de la SF qui ont monopolisé pas mal d’années de mon temps de lecture : Kate Willem, Ursula K. Le Guin, Anne Mac Caffrey, Elisabeth Lynn, Elisabeth Vonarburg, Marion Z. Bradley, Vonda Mac Intyre… Chacune avait son monde, ses spécificités, et tous leurs romans juxtaposés constituaient vraiment un univers philosophique très complet. Il n’y avait que très peu d’auteurs masculins dans ma sélection, et, à part Robert Silverberg, J.R.R. Tolkien ou David Eddings, peu figuraient dans mon « hit parade ». J’ai abandonné très vite beaucoup d’auteurs français de l’époque (autour des années 80) car je les trouvais trop marqués par une conception dogmatique de l’écologie. Pour être édité, en tant qu’auteur français, il semble qu’il y ait eu, à l’époque, un mode d’emploi à suivre, tellement certains ouvrages se ressemblaient : le pessimisme absolu régnait en maître. Anne Mac Caffrey et ses dragons, Marion Zimmer Bradley et son univers médiéval revisité tendance féministe, Kate Willem et sa façon très particulière d’aborder la reconstruction de la planète terre après l’apocalypse, toutes ces histoires me fascinaient. Une mention particulière pour Ursula Le Guin, dont les romans ont un contenu philosophique et ethnologique passionnant. J’ai lu et relu, « la main gauche de la nuit », « les dépossédés » ou le seul cycle fantastique qu’elle ait écrit, à savoir la trilogie de Terremer. Certes ce n’était que de la SF, une « sous-littérature » pour certains intellectuels auxquels j’accorde l’excuse de la « sous information », mais les personnages d’Ursula Le Guin ont, par exemple, une épaisseur psychologique que beaucoup de héros du roman classique n’ont pas, et la description des différentes sociétés dans lesquelles ils évoluent est d’une richesse indiscutable…

empreinte-du-diable Pendant un temps, je me suis peu à peu coupé de la lecture d’ouvrages à caractère politique. Mon esprit vagabondait, fort à l’aise, dans tous ces mondes imaginaires. Peu à peu, le côté ethnologique et historique des histoires lues me plaisait de plus en plus, et progressivement, je suis passé à la littérature policière, phase 3 ou 4 de mon évolution. Il faut dire que j’avais largement satisfait mes besoins en matière de fiction et de fantastique, en créant, avec quelques ami(e)s, en 1985, une société d’édition centrée principalement sur le jeu de rôle. Cette période a aussi été celle de l’entrée de la micro informatique et surtout du traitement de texte dans mon existence. J’ai enfin trouvé un outil qui correspondait parfaitement à mon mode de travail intellectuel, et je me suis mis à écrire et à faire de la mise en page de façon intensive : articles de presse, brochures, éditoriaux… J’ai créé mon propre « univers médiéval fantastique », en faisant la synthèse de toutes les images qui traînaient dans ma tête. Ce temps consacré à l’écriture a quelque peu empiété sur le temps de lecture dont je disposais : il fallait aussi « gérer », « vendre », « coordonner », « prévoir », « mettre en page »…. bref, suivre au pas de course une société qui se développait un peu trop vite, dans des conditions périlleuses. L’aventure se termina en 1990. La maison d’édition rendit l’âme, victime de l’inexpérience de ses fondateurs et de la rapacité des banquiers. Après cette expérience, coûteuse mais passionnante, je me suis rebranché sur d’autres préoccupations : la pédagogie à nouveau, le syndicalisme… J’ai découvert de nouveaux auteurs, dans le domaine du polar, des gens comme Ellis Peters et son moine Cadfaël (côté polar historique) ou bien comme Arthur Upfield ou Tony Hillerman (côté polar ethnologique). Ce sont tous des auteurs dont j’aurai sans doute l’occasion de vous reparler un jour.

chemin-faisant Rendu au jour d’aujourd’hui, après ce panorama marathonien de mes lectures anciennes, vous comprendrez que ma collection de livres soit assez hétéroclite. J’ai acquis une certaine sérénité : mes lectures se sont largement diversifiées. Il me semble que mes goûts sont un peu moins tranchés. J’ai découvert quelques auteurs de romans dits « classiques » qui me conviennent, notamment les écrivains voyageurs. Poulain, Lacarrière, Stevenson, Monfreid, Lapouge et beaucoup d’autres, sont venus compléter mes rayonnages. Je relis certains volumes appréciés autrefois ; je me plonge avec délectation dans les documentaires historiques, notamment sur le Moyen-Age ou le mouvement ouvrier… L’écologie, la passion pour le bois, les arbres, le jardin… sont venus compléter cette palette. Bref, les livres envahissent de plus en plus mon univers. Je rêve d’une immense bibliothèque. Ça ne s’arrange pas, ainsi que je l’exprimais dans une autre chronique ancienne : « In libris mégalo Paul is« . Ce n’est pas la pire des maladies non plus ! Une dernière chose, histoire de casser vos illusions, ne croyez pas que le statut de « retraité » libère plus de temps à consacrer à la lecture… Ce n’est pas le cas pour l’instant !

11 Comments so far...

Lavande Says:

1 avril 2009 at 10:21.

Ta chronique soixanthuitarde me rappelle un petit souvenir.
J’ai voulu commander (disons en 69) un bouquin intitulé « la dynamique des groupes restreints ».
La madame très bourgeoise qui gérait la maison de la presse tenant lieu de librairie, note consciencieusement ma commande sur son cahier. Je vérifie discrètement en lisant à l’envers; elle avait écrit: « la Dynamite des groupes restreints ». Traumatisée la pôv’ dame!

zoë Says:

1 avril 2009 at 16:46.

J’ai eu un ami cher, féru de SF, qui m’a surtout orientée vers K Dick, Vonnegut mais je n’ai jamais été une adepte. Peut-être vos écrivaines m’auraient convaincue. En revanche, un livre m’a beaucoup marqué, que j’ai perdu (pas pour tout le monde j’imagine) qui s’appelait un bonheur insoutenable d’Ira Levin. Et j’ai lu tout une série de La compagnie des Glaces et même adapté l’un d’eux en scénario pour bande dessinée pour une amie qui souhaitait en faire un album. Ca n’a jamais vu le jour, le Fleuve noir était d’accord pour signer mais ma copine aurait dû s’engager pour plusieurs et elle a calé. (c’est long à réaliser).
« La dynamite des groupes restreints, » c’est fameux

Pourquoi Pas ? Says:

1 avril 2009 at 16:46.

« J’ai découvert quelques auteurs de romans dits “classiques” qui me conviennent, notamment les écrivains voyageurs. Poulain… »

si jamais il s’agit de Jacques (mais je ne suis pas tout à fait sûr) alors c’est mieux de l’écrire « Poulin ».

Paul Says:

1 avril 2009 at 19:24.

Gloups ! Jacques Poulin bien sûr ! Honte sur moi !

Paul Says:

1 avril 2009 at 19:27.

Les lecteurs de SF ont des goûts très divers et les sélections d’auteur(e)s varient énormément de l’un à l’autre. Je pense Zoë que vous auriez adoré lire « le serpent du rêve » de Vonda Mac Intyre ou « la main gauche de la nuit » d’Ursula Le Guin. C’est de la SF certes, mais le rapport peut finalement être considéré comme assez lointain. Si un jour vous tombez dessus, comme ça, par hasard, chez un bouquiniste, pensez-y, prenez le risque, tentez le coup !
Merci à tous pour vos commentaires !

Clopine Says:

1 avril 2009 at 19:44.

C’est proprement passionnant ! Tenais-tu un « journal de lectures » quand tu as commencé ? Es-tu revenu aux classiques du 19è siècle ? Et le rapport entre lecture et cinéma, si fascinant (combien de plantures pour adapter des romans de SF, mais combien de réussites aussi ?) ?

perso je n’ai jamais branché ni héroïc fantasy, ni « médiéval ». Je n’aimais que les « Chroniques Martiennes » ou les polars d’anticipation (à l’époque, il me semblait que la « SF » était décriée, mais les « récits d’anticipation », par contre…) Philip K Dick, Asimov et les autres…

Ah, franchement, ta chronique est PASSIONNANTE, vivement la suite !

Clo

Pascaline Says:

1 avril 2009 at 21:17.

Voici venu le moment de faire un copier-coller dans mes archives. Voici donc du Leguin, et j’ai bien du mal à ne pas coller les six pages de notes que je possède.

Bon, c’est trop long, pourtant ce sont des mots à déguster, à savourer, à réfléchir aussi bien sûr. En commençant par un quelque chose tout simple :
« Tout l’espoir qui reste au monde réside dans les gens modestes. »

Citations d’Ursula Leguin

Il te faut considérer qu’en réalité le traître, c’est le moi, le moi qui crie : “je veux vivre, le monde peut bien pourrir, du moment que je suis en vie !” Cette petite âme traîtresse qui est en nous, comme une araignée dans une boîte. Elle nous parle à tous. Mais seuls quelques-uns la comprennent.

Il n’est qu’un pouvoir qui vaille la peine qu’on le possède. Et c’est le pouvoir non de prendre, mais d’accepter. Non d’avoir, mais de donner.

“ Etant enfant, tu pensais qu’un mage peut tout faire. Il m’est également arrivé de le croire, et il en va de même pour nous tous. Et la vérité est qu’à mesure que le véritable pouvoir d’un homme augmente et que s’étend son savoir, le chemin qu’il peut suivre se fait plus étroit : jusqu’au jour où enfin il ne choisit rien, mais fait seulement et pleinement ce qu’il doit faire…

(Voici une description. Mais comment Ursula Leguin fait-elle pour que j’ai des images plein la tête en lisant deux lignes ?)
Le sentier n’était qu’une griffe sur cette étendue déserte couverte d’une fine couche de neige et de petits buissons sans feuilles.

Il [Vesce] ne savait pas si c’était Ged qui se trouvait avec lui dans la barque, et des heures durant il avait gardé la main sur l’ancre, prêt à percer le fond de la barque pour la couler en pleine mer, plutôt que de ramener aux ports de Terremer la créature maudite, car il redoutait qu’elle eût pris la forme et l’apparence de son ami. Mais à présent, ayant vu son ami et l’ayant entendu parler, ses doutes s’envolèrent. Et il commença à entrevoir la vérité : Ged n’avait ni gagné ni perdu, mais nommant de son propre nom l’ombre de sa mort, il s’était fait entier ; c’est-à-dire un homme qui, se connaissant dans sa totalité et dans sa vérité, ne peut être utilisé ni possédé par une puissance autre que lui-même, et dont la vie, par conséquent, n’est vécue que pour elle-même, jamais au service de la destruction, de la douleur, de la haine ou des ténèbres.

Elle commençait à apprendre le poids de la liberté. C’est un pesant fardeau, et pour l’esprit une charge immense et étrange à assumer. Ce n’est point facile. Ce n’est pas un cadeau que l’on reçoit, mais un choix que l’on fait, et le choix peut être malaisé. La route est escarpée jusqu’à la lumière ; mais le voyageur ainsi chargé risque de ne jamais en atteindre le bout.

Tu vois, Arren, qu’un acte n’est pas, comme le croient les jeunes gens, pareil à un caillou qu’on ramasse et qu’on jette, qui touche son but ou le rate, et rien de plus. Quand on ramasse ce caillou, la terre est plus légère, et la main qui le prend plus lourde. Quand on le lance, le parcours des étoiles en est affecté, et quand il frappe le but ou le manque, l’univers en est changé. De chacun de nos actes dépend l’équilibre du tout. Les vents et les mers, les puissances de l’eau et de la terre, et de la lumière, tout ce qu’ils font, et tout ce que font les bêtes et les végétaux, est bien fait, et justement fait. Tous agissent selon l’Equilibre. Depuis l’ouragan et le mugissement de la baleine géante jusqu’à la chute d’une feuille sèche et le vol du moustique, tous leurs actes sont fonction de l’équilibre du tout. Mais nous, dans la mesure où nous avons un pouvoir sur le monde et sur les autes, nous devons apprendre à faire ce que la feuille et la baleine et le vent font naturellement. Nous devons apprendre à conserver l’Equilibre. Ayant l’intelligence, nous ne devons pas agir avec ignorance. Ayant le choix, nous ne devons pas agir sans responsabilité. Qui suis-je – bien que j’en aie le pouvoir – pour punir et récompenser, et jouer avec les destinées des hommes ? (…) Nous continuerons à faire le bien, et le mal… Mais s’il y avait à nouveau un roi pour régner sur nous tous, et qu’il cherchât les conseils d’un mage, comme par le passé, et si j’étais ce mage, je lui dirais : Mon seigneur, ne faites rien parce qu’il est juste, ou louable, ou noble de le faire ; ne faites rien parce qu’il semble bon de le faire ; ne faites que ce que vous devez faire, et que vous ne pouvez faire d’aucune autre façon. »

Paul Says:

2 avril 2009 at 06:45.

C’est drôle, mais je n’ai jamais pensé à faire de « journal de lectures », alors que je dresse une liste des films que nous avons vus et que je prends des notes très consciencieusement sur les voyages que nous faisons. Pascaline prend des notes sur ce qu’elle trouve intéressant dans ses lectures (la preuve dans son commentaire !). En ce qui me concerne, non. Je l’ai fait à une certaine époque, lorsque j’avais un but bien précis. Maintenant non. il m’arrive toutefois de cocher les paragraphes qui m’intéressent, histoire de les retrouver plus vite, mais bien souvent, la paresse l’emporte ou bien je suis trop « plongé » dans ma lecture pour avoir le temps de faire une pause. Je n’accroche toujours pas aux auteurs classiques, malgré tout le respect que j’ai pour eux. Dans un livre, la beauté du style d’écriture peut m’impressionner, mais elle ne constitue pas une accroche suffisante. Il faut que l’histoire racontée me captive, que j’éprouve de la sympathie ou tout au moins de l’intérêt pour le, l’un des ou les, personnage(s) principal(aux), pour que la magie opère. Je suis un lecteur routinier et j’aime retrouver les mêmes personnages d’une histoire à une autre, ou du moins un fil conducteur. Pourtant j’ai lu cet hiver un petit livre, bien fait, qui s’intitule « la recherche racontée à mes potes » et qui aurait dû me pousser à lire le grand Marcel. Le coup était bien tenté mais n’a pas (encore) marché !

zoë Says:

2 avril 2009 at 10:29.

Bien noté les références et les passages cités par Pascaline sont convaincants. Mais si vous saviez la montagne qui campe à mon chevet en attendant qu’après les avoir acheté, je les lise. Dont John Cowper Powys « Givre et sang » Rook Ashover est un homme hanté [il] ne se tient jamais bien loin de la folie. Son attirance sensuelle et mystique pour la nature imprègne le récit de sa déchéance d’un lyrisme touchant au sublime. (4ème de couv coll Points)
Il a écrit « L’art du bonheur, (l’âge d’homme) et l’art de vieillir (José Corti)
Rien que du plaisir en vue

leirn Says:

6 avril 2009 at 19:39.

J’ai offert La main gauche de la nuit à ma directrice de thèse qui est spécialisée dans les rapports sociaux de sexe. Elle n’avait lu qu’un petit d’Asimov et pensait que globalement, la SF, c’était un peu toujours ça.
Elle l’a lu… et elle a été en retard pour corriger ses mémoires de master… 🙂

Patrvhi Says:

19 avril 2011 at 07:45.

Bonjour à toutes et tous ,

Pour débuter , permettez-moi de vous démontrer ma gratitude pour toutes les super infos que j’ai lues sur cet excellent forum de discussions .

Je ne suis pas convaincue d’être au bon section mais je n’en ai pas trouvé de meilleure .

Je proviens de Montreal, canada . J’ai 43 ans et j’élève 6 super enfants qui sont tous âgés entre 8 et 10 ans (1 est adopté). J’adore beaucoup les animaux domestiques et je tempte de leur présenter les concoctions qui leur rendent la vie plus heureuse .

Je vous remercie à l’avance pour toutes les excellentes débats à venir et je vous remercie surtout de votre compréhension pour mon français moins que parfait: ma langue maternelle est le portuguais et je fais de mon mieux de m’enseigner mais c’est très complexe !

A +

Arthru

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