12 décembre 2009

L’œuvre éducative des Bourses du travail

Posté par Paul dans la catégorie : Un long combat pour la liberté et les droits .

bourse-du-travail « Bourse du Travail »… Le terme paraît bien désuet et il est à craindre que les jeunes générations ne comprennent plus trop le sens de cette dénomination, ou n’en retiennent qu’un fragment, le sacro-saint terme de « Bourse ». Depuis des années, déjà on parle plutôt de « Maison des syndicats », terme qui représente bien mieux la nouvelle destination de ces locaux. Ils appartiennent maintenant aux syndicats et aux associations (certaines n’ayant d’ailleurs plus rien « d’ouvrières »). Les travailleurs ne les fréquentent plus guère ; on y rencontre surtout des militants. Dans les couloirs, des portes, des étiquettes, quelques affiches, témoignent du puzzle organisationnel qu’est devenu le mouvement syndical, et surtout du rôle administratif qui est dévolu à ces bâtiments. Il y a bien sûr quelques salles de réunions, encore utilisées par les états-majors dans les périodes « un peu chaudes », mais le feu qui brûlait à l’origine dans ces foyers de rébellion est éteint depuis longtemps. Ce n’était pourtant pas le rôle dévolu à l’origine à ces bâtiments. Dans la bourgade où j’ai fait mes études secondaires, la « bourse du travail », dans le langage quotidien, on l’appelait « maison du peuple », et on la fréquentait couramment. A la sortie du lycée, après une réunion houleuse, on allait se réhydrater le gosier en buvant un petit rouge limé au bar du rez-de-chaussée. L’argent alimentait les caisses de solidarité quand il y avait des grèves et nous, on avait l’impression d’être un peu plus sérieux, en côtoyant ces « travailleurs » en manche de chemise, gros bras et grandes gueules, qui vitupéraient contre le patronat et la vie chère. Pour ceux qui ne se sont jamais penchés sur la question, j’aimerais revenir sur l’histoire de ces Bourses du travail, et surtout sur leur origine, à la fin du XIXème siècle. Ennemis de l’histoire sociale et de l’évocation du « bon vieux temps », tournez la page et revenez un autre jour !

bourse-du-travail-auxerre C’est en 1884 qu’est votée la première loi autorisant l’existence des associations ouvrières  et leur droit à gérer des locaux offrant aux travailleurs un certain nombre de services sociaux et leur permettant de se rencontrer et de débattre. Le monde ouvrier n’a pas attendu cette décision pour s’organiser, mais la nouvelle situation va considérablement simplifier la tâche. Le but du gouvernement républicain de l’époque est très clair : autoriser pour mieux contrôler. Le projet est trop ambitieux pour aboutir dans un premier temps, et les ouvriers vont largement profiter de cet « avantage » qui leur est offert. La première Bourse du Travail, c’est à dire le premier local officiel du mouvement syndical, ouvre à Paris le 3 février 1887, sur décision du conseil municipal. En 1892, les Bourses sont au nombre d’une douzaine, réparties dans toute la France. Leurs missions sont nombreuses. Elles servent en particulier de « bureaux de placement » (ancêtre de l’ANPE), proposant des emplois à ceux qui n’en ont pas. Elles proposent ainsi une alternative aux officines privées qui exploitent les ouvriers et sont à l’origine de nombreuses protestations. Elles servent aussi de centre social pour les plus démunis, prenant en charge la gestion des caisses d’entraide. Par la suite, certaines bourses hébergeront également d’autres services, comme un dispensaire médical permettant de bénéficier de soins gratuits ou de conseils ou un service juridique destiné à conseiller les employés qui ont des problèmes avec leur patron. Existe aussi parfois un service de restauration populaire, mais les exemples sont rares et de courte durée. Les Bourses du Travail connaissent très vite un grand succès et deviennent des lieux très fréquentés. On s’y rend pour diverses raisons : chercher un emploi, un conseil, lancer un appel à la solidarité, parfois simplement pour rencontrer les « poteaux » avant d’aller boire un petit verre à la buvette ou au bar d’en-face . On y discute labeur et politique, salaires et misère ; des meetings de solidarité y ont lieu lors des grandes grèves ; les ouvriers (surtout), les ouvrières (un peu), les gens du peuple en général ont enfin un lieu de vie commun. Les Bourses du Travail sont des lieux où l’on débat de la politique, mais, dans la plupart des cas, elles ne sont directement dépendantes d’aucune organisation.

bourse-du-travail-toulon Un premier congrès a lieu à St Etienne, et la majorité d’entre elles, jusque-là autonomes, décide de créer une Fédération Nationale. Deux structures concurrentes vont alors représenter le mouvement ouvrier : la Fédération des Bourses, indépendante de tout parti politique, et la Fédération des Syndicats étroitement liée au parti guesdiste, d’obédience marxiste, dont les militants prônent une dépendance étroite du syndicat au parti politique. Ce thème va faire l’objet de nombreux débats au sein du mouvement ouvrier pendant une vingtaine d’années, jusqu’au déclenchement de la première guerre mondiale. Deux thèses s’affrontent au sujet de la relation entre syndicats et partis : les uns (principalement Blanquistes et anarchistes) mettent en avant le rôle essentiel joué par le syndicat dans le projet de transformation sociale. Son autonomie est considérée comme un facteur essentiel d’unité. L’action directe, la grève générale doivent être les deux moyens d’action principaux. Les autres, principalement issus du courant marxiste de la première internationale, relèguent les syndicats au second plan, estimant que ces structures n’ont qu’un rôle social à jouer : aider à l’amélioration des conditions de travail et obtenir des augmentations de salaire. C’est au parti, « avant-garde » des travailleurs, que revient la responsabilité de la lutte politique, sur le terrain, réformiste ou révolutionnaire, selon sa convenance. C’est l’époque où l’influence des anarchistes sur le mouvement syndical naissant va être importante. Ceux-ci ont en effet renoncé à leur politique de la « propagande par le fait » (élimination des « nuisibles » en tous genres par des attentats pour « donner l’exemple ») qui leur a coûté fort cher, et décident d’entrer massivement dans les syndicats pour y prêcher la bonne parole. Pour la majorité des penseurs libertaires de l’époque, il est clair que l’on ne construira pas une société nouvelle, sur la base de relations de justice et d’égalité, avec un prolétariat ne possédant pas un minimum de culture. Les compagnons de l’époque vont donc impulser une nouvelle ligne d’activité aux Bourses de Travail : la formation des ouvriers, aussi bien sur le plan professionnel que dans le domaine de la culture générale.

bourse-du-travail-paris-1906 Les Bourses du Travail vont donc avoir une dimension supplémentaire : celle d’organismes d’éducation. Ce phénomène  va se développer jusqu’en 1914 et prendre une ampleur et une importance considérables dans un grand nombre de Bourses. Au tournant du siècle, elles sont de plus en plus nombreuses, plus d’une centaine, dans toutes les villes de France. Les moyens font parfois défaut ; les conflits avec les municipalités, responsables d’une partie de leur financement, sont fréquents. Les politiciens modérés se rendent compte que leur projet initial d’encadrement et de contrôle du mouvement ouvrier ne fonctionne pas. Jusqu’en 1906, la tension sociale se fait de plus en plus vive ; les grèves se multiplient ; certaines revendications aboutissent (d’autres non) ; les Bourses jouent un rôle clé dans toute cette agitation, malgré les mesures de répression et de rétorsion que tentent de prendre les ministres de l’intérieur qui se succèdent. La répression du mouvement social va atteindre son paroxysme, à partir de 1906, avec l’arrivée aux commandes du tristement célèbre Clémenceau. Le clivage entre les différents courants syndicaux va se marquer ; la question du pacifisme va également diviser les travailleurs avec la montée progressive des menaces de conflit… Mais tout ceci est une autre histoire. Retournons donc derrière les murs de nos Bourses pour voir ce qui s’y passe !

cours-du-soir-a-la-bourse Les locaux disponibles sont utilisés pour organiser des cours professionnels, le soir, après la journée de travail, mais aussi des cours d’alphabétisation, avec l’appui notamment du syndicat des instituteurs et institutrices. Certains jours, des causeries ou des conférences avec des personnalités sont proposées permettant à chacun d’enrichir ses connaissances, mais aussi de faire part de son point de vue ou de témoigner de son vécu quotidien. La forme que prend l’action éducative des Bourses varie d’une institution à une autre, selon les orientations du bureau directeur, l’influence municipale, et les moyens financiers disponibles. Certains établissements se contentent de cours traditionnels, organisés sur le modèle de l’école laïque, avec contrôle d’assiduité, classements et remises de prix. D’autres tentent d’innover en encourageant la mutualisation des apprentissages, le dialogue, le respect des capacités de chacun. Dans les « cours » d’enseignement généraux, tous les sujets sont abordés, de la politique à la vie quotidienne, sans oublier le calcul ou l’histoire. Un effort important est fait pour équiper chaque Bourse d’une bibliothèque de consultation et de prêt. Là aussi, le résultat va être extrêmement variable selon les villes. A titre d’exemple, en 1900, la Bourse du Travail de Paris possédait une bibliothèque contenant plusieurs milliers d’ouvrages sur des thèmes très divers. La formation professionnelle reste cependant l’activité dominante de ces universités du soir. La plupart des militants, qu’ils soient réformistes ou révolutionnaires, sont au moins d’accord sur un point : seule une bonne connaissance du métier peut permettre aux camarades d’améliorer leurs conditions de travail. Nous sommes en pleine phase de mécanisation intensive des chaînes de fabrication. Les nouvelles techniques abondent dans tous les domaines et les ouvriers les plus lucides sont bien conscients du fait qu’il leur faut suivre cette évolution s’ils ne veulent pas être laissés pour compte sur le bord du chemin, et contraints d’accepter des tâches moins qualifiées et plus mal rétribuées. Les notions de « métier », de « savoir-faire » jouent un rôle important et participent de la fierté du monde ouvrier. Un travailleur qualifié se rend plus facilement indispensable auprès de son patron et devient plus difficile à licencier. Cette idée est bien présente dans de nombreux esprits.

1910-greve-ebenistes-paris Les Bourses du Travail deviennent très vite des « foyers d’agitation sociale », ce qui n’était sans doute pas dans les plans des législateurs qui ont favorisé leur création. De nombreuses grèves sont décidées lors de réunions dans les Bourses. En complément des caisses d’entraide, se mettent en place des caisses de grève ayant une finalité bien précise : les montants collectés sont alors dévolus à soutenir une lutte particulière et vont permettre aux ouvriers de faire durer leur mouvement de protestation plus longtemps et surtout dans de meilleures conditions. Apparait alors un caractère essentiel des Bourses du Travail, l’interprofessionnalité. La caisse de grève permet de faire jouer la solidarité entre les branches professionnelles. Dans la mesure où la Bourse joue aussi un rôle de bons offices dans le placement des ouvriers sans travail ou itinérants, elle va pouvoir intervenir dans les conflits en évitant que les travailleurs en recherche d’emploi ne deviennent involontairement des « jaunes » et ne prennent la place de leurs compagnons en lutte. Dans son ouvrage paru à l’Atelier de Création Libertaire, « La Bourse du travail de Lyon », Daniel Rappe présente la situation ainsi : « Les militants syndicalistes de l’époque avaient bien compris que c’est seulement par l’action interprofessionnelle que la grève générale peut se construire et que le vieux monde peut basculer, refusant ainsi d’oublier que si le but immédiat du syndicalisme est l’amélioration immédiate des conditions de travail et de vie, il doit aussi être porteur à terme d’un projet de transformation sociale. Les Bourses du travail se devaient alors de répondre à ces deux objectifs. »  Je vous propose cette citation complémentaire extraite de l’introduction du même ouvrage (signée Daniel Colson) : « La Bourse du Travail, par sa permanence et sa visibilité, l’intensité de sa vie, de ses discussions et de ses polémiques, est également le foyer subjectif qui, semaine après semaine, transforme le moindre conflit du travail, le moindre accroc social, en moment d’affirmation de la puissance ouvrière, en répétition chargée […] d’exprimer l’idée révolutionnaire, cette « grève générale et insurrectionnelle » votée dans les congrès et que l’opinion ouvrière d’alors appelle mystérieusement et familièrement « le Grand Soir ». »

grandjouan_1mai En 1895, les deux fédérations nationales (Bourses et Syndicats) vont s’investir dans la création d’une toute nouvelle « Confédération Générale du Travail ». Celle-ci va rassembler de façon unitaire bon nombre d’énergies dispersées dans des structures plus petites. La Fédération des Bourses du Travail conserve son autonomie mais elle va être étroitement liée à la Confédération. Les éléments les plus modérés se sont exclus d’eux-mêmes de la nouvelle organisation. Cette CGT naissante est un outil de lutte syndical et révolutionnaire. Son objectif est d’œuvrer à l’amélioration des conditions de vie et de travail des ouvriers, mais surtout de promouvoir l’idée d’un changement social profond et révolutionnaire. Le congrès d’Amiens va témoigner de l’influence dominante du courant syndicaliste révolutionnaire. En lisant les déclarations du comité confédéral à cette époque, on s’aperçoit bien vite qu’il n’y a que bien peu de rapport entre cette CGT-là et celle de 2009 à la tête de laquelle Mr Bernard Thibaut vient d’être réélu. Les permanents actuels passent plus de temps à fréquenter les salons des ministères que les usines ou les cortèges de manifestants. Ce sont des « professionnels » qui n’ont plus guère d’attaches avec le monde du travail. La CGT de la « Charte d’Amiens » se bat, elle, sur un tout autre terrain. « Il [Le syndicat] prépare l’émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste; il préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera, dans l’avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale… » Ce n’est qu’à la fin de l’année 1906, après l’échec des grèves pour la journée de 8h, que les syndicats modérés et réformistes vont reprendre du « poil de la bête » et combattre l’influence de la CGT sur la classe ouvrière. La lutte sera sévère ; le gouvernement mettra tout son poids dans la balance, de même que les administrations municipales, pour soutenir un syndicalisme « raisonnable » au détriment des partisans de l’agitation révolutionnaire…

pour-lecole-du-peuple Il faudra attendre l’Espagne des années 30 pour qu’une telle explosion de culture populaire se reproduise. La mainmise des communistes sur les syndicats après la Révolution de 1917, va considérablement restreindre le rôle des Bourses du Travail ainsi que la fonction politique des syndicats. A partir de l’après-guerre, les différents syndicats deviennent de simples courroies de transmission des courants politiques auxquels ils se rattachent, PC ou SFIO. Du coup, le champ éducatif couvert par les Bourses se restreint considérablement. Il n’est plus besoin de débattre autant puisqu’il y a un « modèle », quelques « livres saints » et des slogans tout prêts. Seule la formation professionnelle trouve encore sa place dans les cours du soir de façon régulière, en suivant, de façon générale, un mode de transmission des connaissances des plus traditionnels. La flamme insurrectionnelle qui animait certaines de ces institutions commence à s’éteindre. Ces idées d’éducation populaire, de formation continue, de partage des connaissances, vont parfois ressurgir hors des Bourses du Travail. Plusieurs pédagogues notamment vont reprendre ce concept d’éducation populaire : Ferrer, Makarenko, Freinet, pour n’en citer que quelques uns, parmi les plus connus. A leur époque, l’expérimentation pédagogique ne s’adresse pas à une élite quelconque, mais aux fils et filles d’ouvriers scolarisés à la « Laïque ». L’un des premiers ouvrages de Freinet, prônant, entre autres, l’apprentissage et le fonctionnement coopératif, l’entrée de la vie réelle dans les lugubres salles de classe, l’importance du travail manuel, s’intitule, et ce n’est pas un hasard, « Pour l’école du Peuple ». Le contenu des apprentissages a son importance ; la manière dont ceux-ci sont effectués en a tout autant si ce n’est plus. La notion de culture populaire s’affine peu à peu.
Bien des années ont passé depuis ces tentatives. Le second conflit mondial terminé, toutes ces idées ont retrouvé un nouvel élan, mais il a été de courte durée, tant les tâches à effectuer étaient nombreuses. Puis les temps ont changé : évolution sociologique de la population, conflits défensifs et non plus offensifs, nouveaux moyens de communication donc nouvelles possibilités… Je ne veux pas analyser ici, par manque de place, les champs contemporains dans lesquels se déploie l’éducation populaire au XXIème siècle. Les expériences sont toujours nombreuses, mais aucune n’a pour l’instant réussi à devenir un phénomène de masse, ou tout au moins un phénomène marquant. Sachez bien entendu que je ne considère pas l’abêtissement collectif devant les écrans de télé à 20 h comme une forme quelconque d’éducation populaire…

pelloutier-histoire-des-bourses Pour ne pas terminer cette chronique « fleuve » sur des considérations trop mélancoliques, je voudrais attirer votre attention sur un point qui me paraît important et qui ouvre sans doute des perspectives d’avenir pour de nouveaux lieux et modes d’échanges et d’apprentissages. Les Bourses du Travail ont eu une très grande influence sur le mouvement ouvrier français. Il n’est pas une conquête sociale arrachée à partir de la fin du XIXème siècle qui n’ait été obtenue par une lutte, souvent longue et difficile. Si ces luttes ont été possibles c’est parce qu’elles ont été en grande partie préparées puis soutenues depuis ces « maisons du peuple ». Je ne dresserai pas ici la liste des droits nouveaux obtenus par les travailleurs pendant cette période, ceci n’étant pas l’objet de mon propos. La répression sévère du mouvement social qui se met en place à partir de 1906, sans oublier le déclenchement du conflit mondial en 1914 ayant pour objet de laminer les forces vives de la population ouvrière et rurale, montrent bien quelles étaient les inquiétudes de la classe dirigeante à ce moment là de notre histoire. Comme le fait remarquer Jacques Julliard, dans la biographie de Fernand Pelloutier (l’un des principaux acteurs du développement des Bourses du Travail – je vous en reparlerai bientôt), au tournant du siècle, le nombre d’ouvriers et d’ouvrières fréquentant les Bourses est estimé à environ 250 à 300 mille individus, sur une population de 6 à 7 millions. Cela démontre amplement que l’action déterminée et raisonnée d’une forte minorité, peut jouer un rôle essentiel dans l’évolution de la situation sociale d’un pays à un moment donné, dans des circonstances données. Un phénomène du même type se produira lors du soulèvement du prolétariat espagnol en juillet 1936. Encore faut-il que l’action de cette minorité soit comprise et représentative d’une problématique qui la déborde amplement. Chacun sait que l’insatisfaction des masses populaires ne débouche pas forcément sur des mutations politiques progressistes. Cela aussi, l’histoire l’a amplement démontré.

Note : de nombreux ouvrages et une documentation abondante sont disponibles sur les débuts du syndicalisme en France. Il y a beaucoup moins de sources concernant les Bourses du Travail, et pas mal d’archives ont été perdues. Dans le feu de l’action, on ne prenait pas toujours la peine de noter grand chose. J’ai trouvé très intéressant l’ouvrage de Daniel Rappe auquel je fais référence dans le texte. Les coordonnées de l’Atelier de Création Libertaire figurent dans la liste des liens permanents de ce blog. Si la question vous intéresse, n’hésitez pas à le consulter. Il faut lire aussi l’excellente « histoire des Bourses du Travail » rédigée par Fernand Pelloutier, l’un des militants qui ont joué un rôle clé dans leur développement. Le livre est édité par le CHT (Centre d’Histoire du Travail) de Nantes.
Illustrations : les photos 4 et 6 proviennent du site « increvables anarchistes.org » – les autres, pour la plupart des cartes postales anciennes, proviennent de divers sites sur la « toile ».

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