29 juin 2010

le bric à blog mensuel fait le joint

Posté par Paul dans la catégorie : Bric à blog .

A la traditionnelle question « de quoi va-t-on parler ce mois-ci dans le « bric à blog », je répondrais volontiers « de plein de choses comme d’habitude ». On va même commencer par les sujets qui fâchent… Le dossier brûlant du début de ce mois de juin  (avant que le vaudeville de la coupe du monde de foot ne vienne calmer l’incendie), c’est bien entendu l’intervention des commandos israéliens contre la flottille de ravitaillement humanitaire pour Gaza. Une vague énorme d’articles a déferlé sur les sites d’infos et sur les blogs. Beaucoup de clameurs d’indignation (justifiées), beaucoup d’invectives sans intérêt, quelques brûlots de « va-t-en guerre » toujours prêts à napalmiser les problèmes pour les résoudre… Ce n’est pas parmi ces textes-là que j’ai effectué ma petite sélection. Je m’intéresse plutôt à des textes rédigés par des témoins directs, ou bien des analyses un peu plus approfondies et éclairant parfois la situation sous un angle nouveau ou tout au moins original. Je ne prétends pas être exhaustif (loin de moi cette idée, quel que soit le thème par ailleurs) ; dans le cas de cette affaire de « Gaza » il faudrait les capacités de lecture d’un robot informatique pour décrypter tout ce qui a été pixellisé sur nos écrans. Allons-y c’est parti ; je mets mon casque lourd pour éviter les tirs de riposte.

Le blog « Loubnan y Loubnan » figure dans les liens permanents de « la Feuille », mais il est vrai que je n’en parle pas souvent. Je vous conseille la lecture du billet intitulé: « la flottille et l’escamotage de la question nucléaire« . Le sujet a été peu abordé dans les médias. Il est clair que l’opération montée par les commandos israéliens a constitué un excellent écran de fumée au moment où avait lieu une énième réunion sur la prolifération des armes nucléaires, question à propos de laquelle la position « particulière » de l’état d’Israël devient de plus en plus difficile à légitimer. De quel droit appliquerait-on des sanctions à l’égard de l’Iran, alors que le non respect des résolutions de l’ONU par l’état d’Israël ne provoque aucune réaction coercitive des « grandes puissances » ? Sur la politique complaisante des USA et de l’Europe bien pensante à l’égard du gouvernement israélien et de sa politique , on peut se reporter comme souvent à l’analyse des événements délivrée par Noam Chomsky ; ce texte a été traduit et publiée sur le site « le grand soir ». Toujours à propos de cette affaire de blocus de Gaza, j’ai découvert, sur une affiche signée « des anarchistes », un certain nombre de propos qui me plaisent bien. Je vous en propose un extrait : « […] comme à Gaza, ce camp bombardé et encerclé par l’armée israélienne ; dominé par les autorités religieuses, nationalistes ; soumis à la misère au désespoir. Opposer une logique de guerre contre tout un « peuple » à la terreur de l’Etat israélien ne sert qu’à faire oublier aux rejetés de Gaza comme aux exploités de Tel Aviv qu’il ne leur reste qu’une possibilité pour s’en sortir : se battre contre toute autorité, que ce soit celle de l’uniforme du soldat israélien ou du policier palestinien, de la camisole religieuse – ce vieil ennemi de la liberté -, du costume des capitalistes démocratiques et des usuriers qui, dans les camps comme ailleurs, spéculent sur la misère […] » Utopie ? Sans doute ; mais quel autre moteur de progrès pour l’humanité que ce changement radical que certains appellent de leurs vœux les plus profonds et que d’autres dénigrent depuis l’aube des temps ?

Comme je le disais dans mon introduction, beaucoup d’encre a coulé sur ce sujet de la flottille anti-blocus. Certains textes outranciers, que ce soit dans un camp comme dans l’autre, ne méritent pas d’être retenus. D’autres écrits par contre, posent les problèmes de façon lucide, en termes clairs et parfaitement compréhensibles. Histoire de prendre connaissance du point de vue de l’un des participants à la flottille, vous pouvez lire le témoignage de l’écrivain Henning Mankell. Je trouve intéressante aussi  l’intervention de Stéphane Hessel, diplomate, survivant de l’holocauste et militant des droits de l’homme. Son article a été reproduit sur Altermonde le 20 juin. Ma dernière proposition de lien sur cette histoire, ce sera l’analyse du journaliste israélien Uri Avnery, intitulée « Tue un Turc et repose-toi« . Les textes d’Uri Avnery, comme ceux de nombreux autres intellectuels israéliens, ont le mérite de montrer aussi que dans ce pays, comme ailleurs, tous les citoyens n’approuvent pas forcément la politique extrémiste de leur gouvernement.

En prolongement de cette affaire, une prise de position de l’équipe dirigeante des cinémas Utopia a provoqué pas mal de remous dans les milieux intellectuels hexagonaux. Les cinémas Utopia ont pris l’initiative, suite à l’intervention militaire contre la flottille anti-blocus, de déprogrammer le film d’un réalisateur israélien, annoncé auparavant, pour le remplacer par un autre (d’une réalisatrice israélienne également – chose que beaucoup de journalistes ont omis de préciser). Le but de cette intervention n’était pas d’annuler la diffusion du premier, mais de la décaler, pour mettre en avant un documentaire consacré à Rachel Corrie, la jeune militante américaine qui a été écrasée par un bulldozer israélien lors d’une action non violente destinée à bloquer la démolition de maisons palestiniennes par les colons. Ce report de programmation a été jugé très maladroit par certains chroniqueurs qui n’ont pas hésité à parler de « censure » et de mesure de rétorsion totalement inappropriée puisque, selon eux, le réalisateur du premier film n’avait rien à voir avec l’intervention armée des commandos. L’argumentation que j’ai trouvée la plus sensée en ce qui concerne ce point de vue – avec lequel je suis en désaccord – est celle qu’a développée JEA sur son blog Mo(t)saïques. D’autres ont totalement approuvé l’initiative prise par l’équipe d’Utopia, et parmi eux un certain nombre d’artistes israéliens qui ne parlent nullement de censure et trouvent que la décision prise était la bonne ; on peut lire notamment à ce sujet le très bon texte du cinéaste israélien Eyal Sivan reproduit sur le blog « Humeurs de Jean Dornac » ou bien le point de vue de Simone Bitton, la réalisatrice du film « Rachel », sur « Rue 89 ». Là-dessus, on clôt temporairement le chapitre « politique au Moyen-Orient ».

Un peu d’analyse et de théorie politiques histoire de vous user les neurones avant de partir en congé vous bronzer sur la plage ? Si vous ne lisez que peu de textes de ce genre mais que vous aimez avoir matière à réfléchir entre deux mots fléchés, lisez donc cette analyse pertinente sur le blog d’Anne Archet :  » Le capitalisme vit ses derniers moments « … Vous saurez tout ce que la chroniqueuse québecoise a pu déchiffrer dans sa boule de cristal, et vous découvrirez que cette « disparition » annoncée du capitalisme ne la fait pas forcément plonger dans un océan de béatitude… Plusieurs raisons majeures risquent de précipiter la fin de ce système qui perdure depuis… bien trop longtemps : en premier lieu, la difficulté d’accroître les profits sans limite, à cause de l’augmentation du coût des matières premières et de l’impossibilité pour les entrepreneurs de laisser le soin à des partenaires extérieurs (Etat, collectivité, citoyens lambda) de gérer le coût de leurs malversations ; en second lieu, l’impossibilité de freiner la hausse des dépenses sociales ; enfin la déliquescence des Etats, meilleurs alliés de la « régulation » capitaliste. Tout cela paraît difficile à gober tout rond et tout cru, mais dans l’exposé d’Anne Archet (nettement plus conséquent que mon résumé) c’est fort bien expliqué et étayé par de nombreux arguments. A mes yeux, cet écrit théorique est une bonne base de discussion. On trouve de bonnes choses dans les livres, mais aussi sur les sites internet… De plus l’auteure n’est ni économiste ni politicienne et ne manie pas la langue de bois ou le verbiage opaque des spécialistes. Du coup, tout un chacun peut y trouver du grain à moudre puis à mâchonner jusqu’à obtenir une certaine élasticité. Je vous propose un bref extrait de cette longue analyse, histoire de piquer un peu votre curiosité :

« Mais la mondialisation ?» me direz-vous. En effet, n’est-ce pas le désir des capitalistes de créer un marché mondial libre, hors de portée du pouvoir juridique des États nationaux? Évidemment, il est sans grand intérêt de disposer d’un monopole parfait au niveau national si la concurrence extérieure est trop sévère. Mais il ne faut pas oublier que ce que l’on nomme mondialisation est un processus négocié non pas par les entreprises capitalistes, mais par les États eux-mêmes — selon les termes des États puissants et au détriment des États des pays pauvres. En vérité, les mécanismes fondamentaux du capitalisme international n’ont guère changé depuis cinq cents ans: un État puissant exerce toujours des pressions politiques, économiques et même militaires pour forcer l’entrée des marchés des pays pauvres, ce qui permet à ses industries bien rodées d’éliminer les concurrents indigènes faibles. On aboutit au monopole de fait de l’industrie forte du pays puissant. Un État peut aussi préserver un monopole sur le marché mondial en interdisant la vente de technologies avancées et stratégiques à l’extérieur (c’est d’ailleurs en ce sens qu’on doit comprendre l’obsession des gouvernements à freiner «l’exode des cerveaux»).
Bref, le capitalisme n’aurait pu ni voir le jour ni se développer sans un constant soutien des États. Le problème, c’est que l’État fort, pilier du capitalisme, s’effrite. Et c’est encore la faute des pouilleux et des crottés que nous sommes. […] »

C’est tellement le bazar dans l’entreprise de démolition de l’éducation nationale que même les Inspecteurs d’Académie se plaignent à leur ministre de tutelle. C’est dire ! Ce n’est pas ça qui remontera le moral des enseignants mais vous pouvez toujours lire le texte du courrier envoyé par le S.I.A. (non pas C.I.A. !) à ce très cher Luc Chatel.
Fin pour ce qui est de la politique et du social (chapitre bref, ce mois-ci, je le reconnais !)… Détendons nous un peu cré nom de nom de mille sabords. D’abord, face à la morosité ambiante, il y a une arme radicale c’est le blog d’Appas (dont j’ai déjà parlé) qui porte maintenant le nom ésotérique de « 4PP45 » : faits divers sordides, retraites, marée noire, politique gouvernementale… tout passe à la moulinette de l’humour grinçant d’Appas et le résultat du mixage est parfois surprenant. Les chroniques sont courtes et toujours bien délirantes. Pas de référence à un billet particulier : l’ensemble est à « manier » sans aucune modération !
Toujours pour se dérider, une visite s’impose au « Petit Champignacien illustré » : les chroniques de ce mois de juin sont savoureuses, sans que l’une mérite une attention plus particulière qu’une autre…
Une fois n’est pas coutume, une petite vidéo qui parle d’informatique et qui m’a bien fait marrer. Certes les dialogues sont en Anglais, mais si vous êtes réfractaire, les images se suffisent. Ne venez pas dire après ça que vous ne comprenez rien au fonctionnement de votre bombe technologique ! Un grand merci au grand fiston qui m’a fait passer l’info et un clin d’œil au moins grand fiston qui, en cette fin juin 2010, déambule quelque part entre Californie et Nevada (Death valley, Yosemite National Park, ça vous dit quelque chose ?). Un blog est ouvert, contenant photos et récits du voyage. Ça s’appelle « Calivada » et ça débute plutôt bien… Le contenu devrait s’étoffer après son retour dans sa seconde mère patrie québécoise.

Pour finir en parlant encore popote et maison…  Si vous envoyez régulièrement des commentaires sur ce blog, vous avez sans doute remarqué que nous avons dû rétablir un « philtre » anti-spam. C’est casse-pieds certes, mais le nombre de commentaires indésirables atteignait la centaine chaque semaine et votre humble serviteur a d’autres tâches plus enrichissantes à réaliser que de jeter des amoncellements d’âneries à la corbeille. L’été s’installe peu à peu et une certaine torpeur envahit le petit monde des blogs. Certains arrêtent (comme Normand Baillargeon), d’autres ralentissent leur production (l’arbre à palabres)… Le nombre de lecteurs/trices diminue aussi de façon notable, en particulier le week-end, ce qui montre bien, petits canaillous irrespectueux des désirs de votre patron bien aimé, que vous batifolez plus souvent sur l’ordinateur au boulot qu’à la maison… De là à ce que l’on interdise les blogs ! La Feuille Charbinoise continue son train-train pendant l’été, sans qu’il y ait trop de changements par rapport au rythme adopté ce printemps : deux chroniques par semaine (ou plus ! ou moins !) selon l’inspiration du moment ou les coups de sang provoqués par l’actualité… Si vos déplacements estivaux vous amènent à passer non loin du Nord-Isère, n’hésitez pas à vous arrêter. Je vous rappelle que nous sommes dûment inscrits au réseau « Couch-Surfing » et présentons toutes les garanties de moralité requises (enfin on se les accorde et nos premiers invités avaient l’air d’être d’accord) ! De plus, pour ne pas enquiquiner les travailleurs (et ne pas être enquiquinés par eux), nous restons cheu nous tout l’été et n’irons nous mettre au vert que courant septembre… La bière locale (brasserie des Ursulines de Crémieu – excellente – pub gratuite) est au frais et vous attend à l’ombre de « la Feuille ».

Addenda – si le texte de cette chronique ne vous passionne pas, vous pouvez toujours admirer les photos… Ce sont quelques unes des fleurs que nous avons cheu nous en ce moment. Gare à Monsieur Hadopi si vous les téléchargez sans demander notre permission. On ne manquera pas de vous dénoncer… Le rapport entre les illustrations et le texte ? Très simple, mon cher Watson… Contempler les fleurs, cela adoucit les mœurs et on en a bien besoin dans ce monde de sauvages.

RAddenda – un complément de dernière minute au texte du blog d’Anne Archet. Il s’agit d’un billet rédigé par Alain Bihr , intitulé « Prendre au mot la dimension mortifère du capitalisme« . Comme ça vous aurez une bonne raison de passer à la pharmacie acheter un médicament contre la migraine (au mieux) ou la dépression (au pire). Ma préférence va à la fin du texte d’Alain Bihr, en particulier ses propositions de slogans et de revendications pour les prochaines manifs !

10 Comments so far...

Zoë Says:

29 juin 2010 at 22:17.

Couch surfing ? Koiske, un anglicisme chez vous ! Vous allez prendre un coup de règle sur les doigts asséné par le Champignacien, délicieuse découverte grâce à vous. Merci également pour le lien vers la Québécoise énervée qui propose une excellente analyse du déclin annoncé du capitalisme. Je souscris à son diagnostic mais je suis plus optimiste pour la suite. Mais c’est sans doute une façon de m’éviter des états d’âme trop lugubres.
Comme vous, je resterai au frais et à l’abri des hordes de vacanciers. Seule exception : comme tous les ans « <le banquet du livre" de Lagrasse. Je viendrai donc vous rendre visite virtuellement à défaut de couch surfer.

Floréal Says:

29 juin 2010 at 22:35.

Si je trouve la plupart du temps vos articles intéressants et parfois passionnants, celui-là est le genre d’article comme vous en faites de temps en temps qui ne m’inspire pas grand chose, ce dont je ne vous fais d’ailleurs pas grief. Ce sont des sujets qui me sont assez étrangers, auxquels je ne connais pas grands chose, auxquels je n’ai guère envie de m’intéresser, même si les blogs dont vous parlez sont sans doutes valables, je ne les connais pas. Sauf un, celui du champignacien que je connais bien. Permettez-moi de vous dire que je ne partage pas du tout votre avis. Vous l’expédiez en trois lignes et c’est tant mieux : « Toujours pour se dérider, une visite s’impose au « Petit Champignacien illustré » : les chroniques de ce mois de juin sont savoureuses, sans que l’une mérite une attention plus particulière qu’une autre… » Une simple politesse, sans doutes, parce que se « dérider » avec monté du col comme lui, je vois mal… et trouver « savoureuses » ses chroniques sèches et rigides, ennuyeuses et prétentieuses, pétries d’une docte et insipide suffisance, encore moins.

Lisez plutôt ce blog passionnant autant qu’érudit:
http://lesaventuresdeuterpe.blogspot.com/
qu’il s’est permis de ridiculiser gratuitement par simple misogynie classique et ordinaire en se prétendant à tous vents « féministe », sans même avoir eu le moindre échange avec elle, qui ne connaissait pas ce personnage aussi désagréable qu’insignifiant ni n’avait jamais entendu parler de lui auparavant.

Pour le coup, laissez-moi rire de lui, ça me déride.

Clopin Says:

29 juin 2010 at 23:45.

Ce n’est pas parce que je ne commente pas en ce moment que je ne lis pas !
Mais en ce moment, ça repique, ça bine, ça arrose, ça tond, ça confiture… et ça va pas tarder à se casser dans le sud-est avec retour par Le Charbinat…

Paul Says:

30 juin 2010 at 12:32.

@ Zoë – C’est vrai que les anglicismes me hérissent le poil. J’ai déjà palabré à ce sujet. Je préfère les courriels aux mails et les fins de semaine aux week-ends et ainsi de suite. En ce qui concerne le réseau « couch surfing », l’origine du réseau est anglo saxonne et personne n’a pris la peine de traduire l’appellation d’origine en Français… Dès que j’ai une piste, je ne manquerai pas de l’utiliser. A propos de palabres, j’espère qu’il continuera à y avoir quelques billets de temps à autre sous l’arbre. Une interruption trop marquée serait cruelle. Il faut penser à ceux qui ont besoin de ferments intellectuels pendant leur sieste estivale ! Bon séjour à Lagrasse… Je parle du Champignacien dans ma réponse à Floréal.

Paul Says:

30 juin 2010 at 12:46.

@ Floréal – C’est vrai que dans ce blog je lance des perches dans pas mal de directions, même si l’ensemble reste, à mon avis, relativement cohérent. C’est donc normal que toutes mes propositions ne vous accrochent pas et j’apprécie énormément vos interventions. Je vous trouve cruelle avec « le Petit Champignacien illustré ». Cela fait plus d’un an, je pense, que je me plonge régulièrement dans la lecture des billets qui y sont publiés. J’ai lu il y a quelques jours la chronique qui visiblement vous prend à rebrousse poil. Il s’agit d’un texte sur l’inutilité d’alourdir certains mots en voulant avoir à tout prix une marque visible de leur féminisation. L’auteur estime que pour les noms se terminant par un « e » par exemple, ils peuvent être lus aussi bien dans un genre que dans l’autre et qu’il n’est pas besoin d’une marque supplémentaire. Inutile d’alourdir poète en poètesse, ou maire en mairesse… On peut très bien jouer sur le déterminant pour marquer le genre. Personnellement je souscris à auteure ou écrivaine pour une femme, mais poète me convient très bien. La critique de l’auteur à l’égard du blog « les aventures d’Euterpe » se limite à l’emploi du terme « peintresse » qu’il n’apprécie pas du tout. Je ne pense pas qu’il émette une opinion quelconque à l’égard de ce site, « féministe » n’ayant, à mes yeux, rien de péjoratif !
Mais bon, comme je le disais l’autre jour à propos d’un commentaire sur la qualité poétique des écrits d’Eugène Bizeau, à chacun ses goûts et ses couleurs. Quant à « se dérider », eh bien moi je trouve certains billets du « Petit Champignacien » très humoristiques, sans vouloir vous fâcher ! Suite à votre signalement en tout cas, je vais suivre avec plus d’attention le blog « les aventures d’Euterpe ». Son accroche « à la recherche des femmes perdues dans l’espace-temps et autres aventures… » recoupe tout à fait certaines de mes préoccupations…

Paul Says:

30 juin 2010 at 12:51.

@ Clopin – Ici aussi ça bine, ça tond et ça arrose, mais pause obligatoire en début d’après-midi car la chaleur se fait pesante en ces derniers jours de juin. J’en profite pour écrire, répondre aux commentaires, lire et faire un peu d’accordéon. Je ne peux pas me servir de ma machine à bois, bien que j’en ai grande envie, car une couvée d’hirondelles s’est installée juste en dessus, le nid accroché aux poutres du plafond. En bon écolo que je suis, je ne vais quand même pas leur envoyer des nuées de sciure et de copeaux. Je suis donc, moi aussi, « pris en otage » par ces satanés oisillons !
Bon séjour au chaud ; gare aux ravins et aux précipices ! Nous vous attendons de pied ferme en tout cas dans notre seigneurie rurale !

Paul Says:

30 juin 2010 at 13:03.

@ Floréal – Du coup, je découvre aussi votre blog « chroniques lustrales » et j’y trouve des choses passionnantes sur bien des sujets. Je vais m’attaquer à la page « Etrurie-Toscane » en premier, mais je pense que ça va m’occuper un moment. J’en reparlerai !

Paul Says:

30 juin 2010 at 13:32.

@ Zoë (bis) – Promis à partir du mois de juillet je traque le mot « blog » pour le remplacer par « blogue ». Dans un mois vous aurez donc le plaisir de lire un « Bric à blogue ». Encore un mot que j’avais oublié de franciser. Là-dessus, je vais surfer sur mon divan !

la Mère Castor Says:

30 juin 2010 at 14:28.

J’ai vu dans vos belles fleurs une allégorie de votre bouquet de propositions.

Floréal Says:

30 juin 2010 at 16:08.

@ Paul
ce ne sont pas des chroniques, c’est un blog fourre-tout, un passe-temps qui me permet surtout d’utiliser le français vu que je suis résidente à l’étranger. Et le titre est ironique, dans le sens de « se lustrer, lustrer le poil ». Je ne suis spécialiste en rien, et n’ai aucune prétention de l’être. Je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée d’aller vous perdre dans des méandres où vous risquez de perdre du temps en restant déçu du voyage quand il y a tellement de blogs plus intéressants que le mien à visiter.

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