30 mai 2008

Que faire quand il pleut ?

Posté par Paul dans la catégorie : Boîte à Tout .

Ecrire une chronique bien saignante pour le blog ? Je n’en ai pas eu envie. Gniark !

En profiter pour raboter tous les montants en bois dont j’ai besoin pour fabriquer de bien jolis supports pour les rosiers grimpants, la glycine… Impossible : dans le nid d’hirondelle abandonné, au plafond de mon atelier, juste en dessus de ma combinée, un hochequeue a installé sa couvée. Je doute qu’il apprécie la poussière de la raboteuse. Gniark, Gniark !
Me relancer dans la généalogie, avec un peu de sérieux, pour essayer de compléter les branches ascendantes qui sont défaillantes dans mon arbre ? L’occasion de découvrir qu’au milieu d’une floppée de paysans bas et haut dauphinois figure une célébrité genre Grace O’Malley ou Pierre Kropotkine… Je ne suis pas motivé. Ce n’est pas aujourd’hui que j’utiliserai les « points de recherche » sur la banque de données généalogiques de l’association à laquelle j’adhère (principalement pour pouvoir faire ce genre de travail). Splash !
Consacrer trois fois plus de temps à la lecture que les autres jours ? Je me suis arrêté au double : mes yeux fatiguaient et en plus le polar que je lis en ce moment ne me passionne pas au point d’éclipser tous les autres centres d’intérêt. Grouik !
Me lancer dans la rénovation de la peinture de notre chambre qui en a bien besoin ? Faudrait déménager les meubles et ça me fait mal au dos d’avance. Pfffff !
Aller se promener sous la pluie avec des bottes et un parapluie ? Ah non alors, je n’habite ni en Bretagne, ni en Normandie… C’est le truc le plus radical pour me faire acheter un billet d’avion pour l’Ethiopie et il vaudrait mieux que je fasse quelques économies. Badabloooing !
Râler, vociférer, grogner ? Envoyer une lettre de menaces à Météo France ? Ça je vais le faire si ça continue. En fait, je me contente de grincer… D’où les bruits : Triiiiiiiiiiii….. Tchiak… Clif clif… Trouk trouk !

Bon appétit ! Pour m’achever, je vais regarder les infos sur France 2…

Samedi, ça continue

Décidément, j’ai l’impression qu’on va le payer cher le beau temps en Irlande au début du mois…

Il y en a un qui a eu de la chance, ce matin, c’est Monsieur Hochequeue junior. En allant faire un tour à l’atelier, nous l’avons trouvé au sol, dans les copeaux, l’air pas très réveillé. Il a dû se prendre une bonne cuite pour oublier la météo et il a eu du mal à retrouver le chemin du nid familial. Pascaline l’a réinstallé avec ses frangins. Vu le nombre de chats qui rôdent autour des dépendances, je me demande s’il est conscient des périls qui ont menacé son existence au petit matin… Bon maintenant, on sait qu’ils sont trois… Vraiment plus question de faire du bruit et de la poussière. Ça ne fait rien, je vais continuer à faire des recherches sur Grace O’Malley, une façon de rester en Irlande quelques jours de plus. Bien sûr, je vous tiendrai au courant des aventures de la famille NOISO.

Tiens, c’est dimanche et il pleut

Je ne sais pas ce qu’il avait fumé le gars de Météo France qui avait dessiné un soleil sur le Nord du département ce matin, mais il a dû être surpris en se réveillant, à moins que notre météo nationale ne sous-traite le boulot à des Sénégalais ou des Maliens. Le pire, du point de vue du jardinier, c’est qu’il ne pleut pas beaucoup en quantité, mais il pleut sans arrêt : environ 60/70 mm de pluie cette année au mois de Mai, contre plus de 200 l’année dernière. Les deux printemps commencent à se ressembler un peu trop à mon goût et j’ai quelques inquiétudes pour les tomates : le fait de les peindre en bleu, quand par hasard la pluie s’arrête, ne suffira peut-être pas à empêcher une belle attaque de mildiou… Avec tout ça, ma bonne dame, les légumes sont chers : il y a trop d’eau (il faut les sécher un à un avec un sèche-cheveux). Ça change un peu du, « tout a gelé » ou du « trop sec, faut arroser sans arrêt ». J’attends avec impatience le dimanche où mon marchand de primeurs va me dire : « les prix ont baissé, il a fait juste le temps qu’il fallait, pas trop sec, pas trop mouillé, pas trop froid, pas trop chaud ». Je suis d’un naturel optimiste : ça se produira sûrement un jour !

Bon là-dessus je vous quitte ; d’habitude, le dimanche je ne vous écris rien du tout car vous ne lisez pas… C’est normal, quand on n’est pas au bureau, on a autre chose à faire qu’à tuer le temps ! Amitiés ! Pour votre punition, pas d’illustration à cette chronique bâclée, ou plutôt si, juste une pour vous saper le moral !

4 Comments so far...

Sylvaine Says:

31 mai 2008 at 11:56.

Harar, le 20 février 1891
Rimbaud à sa mère
« Ma chère maman,
J’ai bien reçu ta lettre du 5 janvier.
Je vois que tout va bien chez vous, sauf le froid qui, d’après ce que je lis dans les journaux,
Est excessif par toute l’Europe…….

Et la pluie aussi….

Barbara, 1964
Il pleut sur Nantes
Donne-moi la main
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin

Un matin comme celui-là
Il y a juste un an déjà
La ville avait ce teint blafard
Lorsque je sortis de la gare
Nantes m’était encore inconnue
Je n’y étais jamais venue
Il avait fallu ce message
Pour que je fasse le voyage:

« Madame soyez au rendez-vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Faites vite, il y a peu d’espoir
Il a demandé à vous voir. »

A l’heure de sa dernière heure
Après bien des années d’errance
Il me revenait en plein cœur
Son cri déchirait le silence
Depuis qu’il s’en était allé
Longtemps je l’avais espéré
Ce vagabond, ce disparu
Voilà qu’il m’était revenu

Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Je m’en souviens du rendez-vous
Et j’ai gravé dans ma mémoire
Cette chambre au fond d’un couloir

Assis près d’une cheminée
J’ai vu quatre hommes se lever
La lumière était froide et blanche
Ils portaient l’habit du dimanche
Je n’ai pas posé de questions
A ces étranges compagnons
J’ai rien dit, mais à leurs regards
J’ai compris qu’il était trop tard

Pourtant j’étais au rendez-vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Mais il ne m’a jamais revue
Il avait déjà disparu

Voilà, tu la connais l’histoire
Il était revenu un soir
Et ce fut son dernier voyage
Et ce fut son dernier rivage
Il voulait avant de mourir
Se réchauffer à mon sourire
Mais il mourut à la nuit même
Sans un adieu, sans un « je t’aime »

Au chemin qui longe la mer
Couché dans le jardin des pierres
Je veux que tranquille il repose
Je l’ai couché dessous les roses
Mon père, mon père

Il pleut sur Nantes
Et je me souviens
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin

Lavande Says:

1 juin 2008 at 09:33.

L’Isère monte, monte, monte. Les voies sur berges sont inondées!…et ça continue!

Sylvaine Says:

1 juin 2008 at 11:10.

«Quand le baromètre se passe la patte derrière l’oreille, c’est que le chat est à la pluie.»
L. Campion

Lavande Says:

2 juin 2008 at 08:39.

Je conteste ta météo: comment ça « Faibles pluies » pour lundi? Il n’a qu’à venir écouter le boucan sur le toit de notre véranda, le monsieur Météo pour se convaincre qu’elle n’est pas si faible que ça!
Remarque, pour le blogueur en chef, c’est pas mal : tu peux continuer comme ça longtemps
Lundi? il pleut encore
Mardi ? tiens il pleut toujours

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