18 avril 2013

«A Vancouver, tourne à gauche»

Posté par Paul dans la catégorie : l'alambic culturel; mes lectures .

Chronique publicitaire, voire même bassement commerciale.

Avis au lectorat : en ces temps où il paraît que la transparence économique est de bon ton chez les socialistes roudoudous, j’ai éprouvé le besoin d’ajouter ce sous-titre, pour vous prévenir du fait que la chronique ci-dessous a pour objet de vous vanter les mérites d’un produit, de vous inciter à mettre la main au portemonnaie et qu’elle n’est donc nullement objective.

 Notre fiston bourlingueur, le plus jeune des deux, Sébastien, vient de commettre un livre, ce qui, dans l’échelle de la criminalité, est moins grave que de détourner des fonds ou de s’enrichir sur le dos de ses administrés. Il témoigne par ce fait d’une incapacité certaine à devenir un politicien plein d’avenir, mais fait preuve d’un réel talent d’écrivain, ce qui – aux yeux de ses parents – n’est pas si mal que ça. Après avoir raconté en long et en large, par le biais de différents blogs, ses excursions sur la planète, du Québec, à l’Australie en passant par l’Ouest canadien et les Montagnes Rocheuses, il a posé son sac pour quelques temps dans sa région natale. Le livre qu’il a rédigé, « A Vancouver, tourne à gauche », est bien entendu l’un des résultats tangibles de toutes ces expéditions. Il ne s’agit cependant pas d’un récit de voyage au sens traditionnel du terme. Les paysages ont leur place dans son histoire, mais une place restreinte, car il s’agit surtout de témoigner d’une aventure humaine particulièrement riche : de ville en ville, en partant de Montréal, indiscutablement, mais surtout de rencontre en rencontre. Il s’agit donc avant tout d’un roman profondément humaniste. Au fil des pages, les amitiés se nouent, le narrateur se raconte à travers ses expériences, les personnages croisés au détour d’un chemin se révèlent à nos yeux.

La démarche d’autoédition, mûrement réfléchie, est courageuse parce qu’elle n’est pas évidente. Une fois qu’il se retrouve avec son stock de livres sur le pas de la porte, l’auteur doit ajouter, à son talent d’écriture, la longue et difficile démarche de la commercialisation : parler de soi, de son livre, sur un ton suffisamment chaleureux pour convaincre, sans donner l’impression que l’on se prend pour le centre du monde et que l’on a réalisé l’unique ouvrage qui manquait sur les rayons des libraires. Le web est un bel instrument pour faire cette promotion… Si je vous invite à découvrir ce livre et à le faire connaître, c’est bien entendu parce que j’en suis très fier, mais pas seulement… Après avoir douté un temps de l’aboutissement du projet, j’ai été réellement surpris par la qualité du travail réalisé. J’ai lu « A Vancouver, tourne à gauche » d’une seule traite et j’avoue que je suis plutôt impatient de lire la suite puisqu’il s’agit du tome 1 d’une trilogie. L’histoire se termine et ne laisse pas le lecteur sur sa faim, mais les éléments sont présents pour annoncer la suite de ce voyage principalement initiatique.

 Quête de relations humaines, d’amitié, d’amour peut-être, mais sans être trop introspectif, ce livre est donc un récit de voyage un peu à part. Cela explique sans doute que les éditeurs d’écrivains « voyageurs » contactés dans un premier temps, n’aient pas donné suite. On ne lit pas le livre de Sébastien parce que l’on prépare un voyage dans l’Ouest mythique du continent Nord-Américain. L’auteur n’a pas manqué, à plusieurs reprises, dans son récit, de faire référence à l’œuvre de l’écrivain québecois Jacques Poulin, dont je suis, moi aussi, un grand admirateur. Il est clair que l’influence du « maître » se fait sentir, mais « l’élève » a suivi son propre cheminement et il ne s’agit nullement d’un plagiat du célèbre « Volkswagen Blues » : les deux livres n’ont en commun qu’un point cardinal, l’Ouest, et un van aménagé. Générations différentes, les préoccupations ne sont pas les mêmes et le récit diverge d’autant. Bref « A Vancouver tourne à gauche » ne rentre pas vraiment dans une catégorie bien définie. La quête d’un éditeur, tout au long de l’hiver, a été vaine et je comprends un peu pourquoi. Il est plus aisé de faire publier un livre facile à cataloguer ; il s’agit là d’un roman trop voyageur et pas assez « littéraire », pour les uns, pas assez voyageur et trop bavard pour les autres. Il est indubitable aussi que vouloir rentrer dans une grande maison d’édition lorsque l’on ne connait pas une main pour vous ouvrir la porte, ou lorsque l’on est totalement inconnu du public, est un challenge raté d’avance dans 99,99 % des cas. Nul doute qu’un Cahuzac aura moins de difficultés pour faire éditer le récit de ses turpitudes, qu’un blogueur apprécié par son seul petit réseau de connaissances.

En tout cas, moi je lui tire mon chapeau, et vous invite à la découverte. Notre fiston, informaticien, graphiste et artiste patenté, a créé un site pour la promotion de son livre. Allez y faire un tour ! Si vous êtes du genre prudent, vous pourrez télécharger le début du roman et vous faire une idée « sur pièces ». Si vous souhaitez l’acheter en un ou plusieurs exemplaires, tout est prévu pour que vous puissiez aller jusqu’au bout de votre démarche. Vous pourrez aussi laisser une trace de votre passage en partageant vos impressions de lecture. Le site vous donnera également toutes les informations que vous pouvez souhaiter avoir sur l’avancement de la suite, car – c’est certain – le tome 2 est déjà largement en chantier ! Nous avons déjà fait plein de suggestions (idiotes) pour le titre même si – lecteurs privilégiés – nous n’en connaissons pas encore le contenu.

Avec cette chronique bassement commerciale, je reprends le fil de mes publications, après un repos catalan bien mérité. Il y a de nombreux sujets sur lesquels j’aimerais écrire mais le manque de temps est un obstacle sérieux à mes projets ! « La Feuille Charbinoise » aussi aime bien recevoir des commentaires autres que les milliers de spam qui remplissent notre boîte chaque mois…. Alors si vous avez envie de sourire par écrit, de grincer des dents, ou plus encore d’ajouter votre grain de sel au fil anachronique des thèmes choisis, n’hésitez pas.

 

8 Comments so far...

François Says:

19 avril 2013 at 08:46.

Super nouvelle! C’est parti, je commande! J’ai confiance en l’animal et en les deux parents dont il est issu 😉

Clopin Says:

21 avril 2013 at 11:38.

AAARGHHH ! Le lien ne marche pas, comment faire pour en commander un ?

Paul Says:

21 avril 2013 at 13:17.

@ Clopin – Problème temporaire peut-être mais le lien fonctionne. Un peu lent peut-être mais ma propre connexion n’est pas toujours au top !

fred Says:

22 avril 2013 at 12:57.

ça faisait un bail que je ne lisais plus de Roman …
Et celui de Seb, je l’ai lu d’une traite ! Impossible de le reposer !
Une véritable bonne surprise ! C’est frais, c’est fluide, un pur bonheur de lecteur ! J’attend la suite avec impatience du coup !

Clopin Says:

26 avril 2013 at 19:14.

Super ! La commande est faite. Ca va peut-être donner envie à mes Québecois…

jacques C Says:

19 mai 2013 at 20:29.

Je viens de finir la lecture du livre de Sébastien. Et je dis « chapeau » !
Ce livre m’a « harponné ». J’attends la suite avec impatience.
J’espère pour lui que ça va marcher. En tout cas, pour ma part, je vais le faire connaître à un maximum de personnes.
Vous pouvez être fiers de votre fiston, Caly et Paul, car il a du talent !
Byz
Jacques

Paul Says:

21 mai 2013 at 18:05.

@ Jacques – Fiers nous sommes, mais nous restons discrets dans la mesure du possible. J’espère que son bouquin connaitra le succès mérité…

François Says:

26 mai 2013 at 17:50.

Une lecture très agréable, débordante d’humanisme. J’espère qu’en dire du bien aidera – modestement – à apporter quelques lecteurs: http://www.monpetitcoin.com/fr/francois/blog/detail/article/vancouver-tourne-a-gauche/

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